Depuis la remise au président de la Transition du projet de nouvelle Constitution par le président du CNT, des campagnes ont été entamées dans le pays, invitant les citoyens à voter pour le « Oui ». Cette activité est contraire aux dispositions qui encadrent la tenue du référendum.
Dans un communiqué rendu public ce vendredi à travers la télévision nationale, la Directrice Générale des Élections (DGE) a fait le point sur cette situation.
Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction ce samedi 09 août 2025, le président de LaNG, Mohamed Cissé a félicité cette décision de la DGE.
« C’est une très bonne décision, et je pense que c’est tombé au bon moment. Il y a des gens qui ont tendance à être rois plus que les rois. Il faut attendre que le pays soit structuré. Nous avons des règles, nous avons des principes, et il y a des lois qui sont là. Il faut que chacun respecte ces lois. C’est ce qui fait d’un État, un État fort. Je pense que, que ce soit la campagne référendaire ou les autres campagnes électorales, tout est prévu. Chaque événement est prévu par la loi. Il faudrait que chacun accepte le jeu. Il y a des gens qui sont pressés, qui sont déjà sur le terrain, pourtant, nous avons presque les mêmes objectifs. Mais il faut attendre que la loi nous donne l’autorisation d’aller sur le terrain », dit-il.
Ensuite, il a précisé en ces termes : « Il faut dissocier les deux. Lorsque vous décidez de proposer un contrat au peuple, il est de votre obligation de présenter chaque article aux citoyens. Les citoyens doivent s’en procurer. Ils doivent savoir pourquoi ils doivent voter, pourquoi ils doivent décider oui ou non. C’est une démarche qui est logique, qui est normale, prévue d’ailleurs par la loi. La vulgarisation doit se faire non seulement par les médias, mais aussi par du porte-à-porte. Ce sont des actions utiles. Il faut dissocier les deux événements. C’est tout à fait normal qu’on vulgarise la Constitution. Et cela devrait même être fait dans toutes les langues de nos localités. »
En répondant à une question sur les responsabilités, Mohamed Cissé a précisé : « Non, il n’y a pas de faute, vu que la vulgarisation est en train de se faire. Il y a des gens qui veulent déjà commencer la campagne. Pour vulgariser la Constitution, il faut décortiquer chaque article aux citoyens, et ensuite la campagne viendra.
Ceux-là qui veulent s’associer, qui veulent défendre la Constitution, vont sortir pour battre campagne pour le Oui.
Et ceux qui s’y opposent naturellement vont battre campagne aussi pour que ce soit le Non. La campagne, c’est soit le Oui, soit le Non », a-t-il conclu.
Ibrahim Sory Camara pour avenirguinee.org



