Le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, a pris un décret ce lundi 4 août 2025 convoquant le corps électoral pour le référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025.
Comment cette décision est-elle perçue par la société civile ? Moussa Sangaré, président de la CONASOC, s’est exprimé dans une interview accordée à notre rédaction ce mardi. Il salue la décision du président, qu’il considère comme une étape importante vers le retour à l’ordre constitutionnel. « Je me dis que c’est une très bonne chose. On est dans la logique de respecter le timing prévu pour le référendum. Et comme on le dit, le corps électoral doit être convoqué. Il y a un délai légal pour ça. Je pense que le décret a été pris en fonction de ce délai. Je sais que c’est une loi qui permet de convoquer le corps électoral », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette convocation montre la volonté politique d’avancer vers une nouvelle constitution. « Nous sommes tous aujourd’hui en Guinée impliqués pour qu’on ait un retour à l’ordre constitutionnel. Et ceci passera forcément par l’adoption de la nouvelle constitution. Pour moi, je me dis que c’est une très bonne chose. Ça montre la volonté politique d’aller vers la constitution électorale. Alors moi je suis optimiste, il reste presque un mois et demi. Vous vous souviendrez qu’il y a eu l’enrôlement, les résultats, l’affichage, les corrections. On nous a montré les planchettes sur lesquelles on doit imprimer les cartes d’électeurs. Et la distribution des cartes, si elle a lieu d’ici un mois, je pense que tout est réuni pour organiser les élections dans les délais », a-t-il poursuivi.
Moussa Sangaré annonce également une rencontre de haut niveau entre les différents acteurs du processus. « Et pas plus tard que demain, il y aura une rencontre de haut niveau avec tous les acteurs. La Direction générale des élections compte mettre en place un comité interpartis, où toutes les parties prenantes du processus pourront se rencontrer et échanger. C’est déjà une volonté de cette direction d’aller vers plus de transparence dans le processus électoral », affirme-t-il.
Interrogé sur le message qu’il souhaite adresser aux citoyens, le président de la CONASOC insiste sur le respect des opinions divergentes et sur l’importance du calme. « Comme on le dit, il faut toujours participer à l’émancipation et au développement de son pays. Voter, c’est un droit. Ne pas voter aussi, c’est un droit. Ce que nous demandons aux citoyens, c’est de respecter le choix de chacun. Beaucoup ont déjà pris connaissance du contenu de la nouvelle constitution. Ceux qui estiment qu’elle est en adéquation avec leur vision voteront “oui”. Ceux qui pensent le contraire peuvent voter “non”. Le plus important, c’est de rester calme et de respecter la volonté des autres », a-t-il lancé.
Enfin, l’activiste se veut rassurant quant à la crédibilité du processus électoral, soulignant la présence active de la société civile à chaque étape. « La transparence veut dire qu’il y a une certaine crédibilité dans le processus. Ceci passe par la présence de tous les acteurs. Toutes les parties politiques sont présentes. Pendant le processus d’enrôlement, la société civile était là. On a pleinement participé à ce processus », a-t-il conclu.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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