Ce samedi 19 juillet 2025, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a présenté aux responsables des partis politiques, aux acteurs de la société civile et aux médias les statistiques provisoires du Registre national des personnes physiques et du fichier électoral, issues du Programme national de recensement administratif à vocation d’état civil (PN-RAVEC).
À sa sortie de la rencontre, le président du CNOSCG, Ange Gabriel Haba, a exprimé ses impressions : (…) »Cependant, en tant qu’acteur de la société civile guinéenne et démocrate, les chiffres présentés dans cette salle sont très importants. Mais il ne s’agit pas seulement de chiffres. Quelle serait la traduction de ces chiffres-là dans la pratique ? Comment l’État va-t-il utiliser ces chiffres dans l’intérêt général, afin que tous les citoyens, dans leurs droits qu’ils soient économiques, politiques en termes de droits électoraux, ou sociaux soient respectés ? C’est ce qui nous intéresse. Et nous allons veiller à ce que l’ensemble des droits que ces fichiers doivent conférer aux populations, aux citoyens, soient respectés. Parce qu’il y a là le fichier électoral. Parce qu’il y a là le registre national des personnes physiques ».
Quant au président de la CONASOC, Moussa Sangaré : « Nous, en tant que plateforme de la société civile, avons participé à la mobilisation sociale en faveur de ce processus. Ce n’est qu’une continuation. Nous disons que les statistiques, bien qu’on ne soit pas encore à la centralisation, en prenant en compte aujourd’hui que la population guinéenne est majoritairement jeune, je pense que ce sont des statistiques réellement réalistes.
Vu qu’on disait que la Guinée comptait 14 millions d’âmes, il faut comprendre que depuis les années 2010-2015, cela fait plus de 10 ans. Ceux qui avaient 10 ans à l’époque ont aujourd’hui 18 ans. Cela signifie que le nombre d’électeurs, qui était presque de 4 millions, est aujourd’hui à 6 millions. Je vois qu’il y a une cohérence dans ce qui est fait. Donc, pour moi, l’idée de présenter ces données est une bonne chose. L’idée aussi de faire participer tous les acteurs prenants à ce processus est une très bonne chose », a-t-il salué.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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