Dans le cadre de la lutte contre la drogue, notamment le Kush, désormais répandu au-delà de nos frontières, le Secrétariat général à la Présidence chargé des services spéciaux et de la lutte contre le crime organisé a présenté ce mercredi 9 juillet 2025, à son siège, une importante quantité de drogue saisie lors d’opérations menées à Dixinn et au port de pêche de Boulbinet.
Face à la presse, le commissaire principal Fromo Soropogui, chef de division chargé de la lutte contre la drogue et le faux médicament, a donné les détails des récentes interventions : « C’est d’abord sous le contrôle de monsieur le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum, avec qui nous avons constamment travaillé ces dernières semaines, que nous avons pu mener cette opération. Ce matin, nous présentons une importante saisie de drogue Kush effectuée dans les communes de Kaloum et Dixinn. »
Il s’agit de deux cas distincts : À Dixinn, une femme du nom de Hawa Traoré, 23 ans, a été arrêtée à son domicile avec 43 doses de Kush, soigneusement emballées dans un sachet plastique. Une somme de 986 000 GNF, représentant le produit de la vente, a également été saisie.
« Interrogée, elle a déclaré que la drogue était destinée à la vente et qu’elle lui avait été fournie depuis la Sierra Leone par un certain Mohamed », a précisé le commissaire.
À Boulbinet, dans la même nuit du 7 juillet 2025, 1,4 kg de Kush ont été saisis alors qu’un présumé dealer prenait la fuite à l’approche de l’équipe d’intervention, abandonnant la marchandise. Le suspect est toujours en fuite et les recherches se poursuivent pour son identification et son arrestation.
Concernant le bilan global des opérations depuis leur lancement : « Aujourd’hui, nous sommes à plus de 18 kg de Kush saisis depuis janvier. Et l’opération va se poursuivre », a assuré l’officier Soropogui.
Devant les médias, Hawa Traoré, la suspecte interpellée à Dixinn, a reconnu les faits : « Oui, je reconnais que cette drogue a été saisie chez moi. Ce qui m’a poussée à la vendre, c’est ma situation : je suis mère de trois enfants, je ne vis pas avec leur père. C’est ce qui m’a conduite à cela. Je reçois la drogue d’un fournisseur basé en Sierra Leone. Mais je regrette et je demande pardon aux autorités. Ce qu’elles fuient, c’est pour notre bien. »

Les autorités réaffirment leur engagement à intensifier la lutte contre la drogue Kush, devenue une menace pour la jeunesse guinéenne.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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