Un nouveau drame vient d’endeuiller la préfecture de Télimélé. Un accident s’est produit le mardi 7 octobre 2026, aux environs de 17 heures, dans la sous-préfecture de Kollet. Une pirogue transportant des élèves qui revenaient de l’école a chaviré sur le fleuve Konkouré, entre les localités de Bamboukhou et Tamalan.
Selon les premières informations recueillies sur place, le piroguier, nommé Foulai Amadou et originaire de Tamalan, se trouvait aux commandes de l’embarcation au moment de l’accident. Dès l’annonce de la tragédie, les riverains et plusieurs volontaires se sont mobilisés pour mener d’intenses recherches. Ce jeudi soir, aux alentours de 16 heures, le corps sans vie du piroguier a malheureusement été repêché.
Joint au téléphone par notre rédaction, Mohamed Téla a retracé les circonstances exactes du drame : « C’est la rentrée des classes, il faut donc faire traverser les enfants le matin et aller les chercher le soir. Depuis l’installation du barrage hydroélectrique de Souapiti, une pirogue est indispensable, même pour se rendre au marché. L’État ne nous a pas aidés à obtenir une pirogue à moteur ; nous utilisons de simples petites pirogues artisanales que nous fabriquons nous-mêmes. L’homme était parti chercher les enfants pour les ramener au village. C’est au cours de la traversée que la pirogue s’est renversée. Il s’est retrouvé piégé sous l’eau. Après plusieurs jours de recherches, son corps vient d’être retrouvé ce jeudi vers 17 heures », explique-t-il.
Désemparé face à la répétition de ces drames, ce citoyen lance un appel pressant aux autorités et pointe du doigt les conditions de vie des communautés impactées : « Nous lançons un appel d’urgence aux autorités pour qu’elles nous aident à obtenir au moins un bateau sécurisé pour nos déplacements. Chaque année, nous perdons des proches ici ; ce n’est ni la première ni la deuxième fois, c’est récurrent et nous ne comptons plus les victimes. Aujourd’hui, nous sommes désemparés. Le fleuve nous a isolés et il nous est impossible de nous rendre dans nos champs sans pirogue. N’ayant pas été indemnises par la société SOGES, nous sommes contraints de continuer à cultiver nos terres, au péril de nos vies », a-t-il déploré.
Ibrahima Sory Camara
Pour Avenirguinee.org
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