Nous en parlions dans l’un de nos précédents articles : le syndicaliste Salifou Camara, secrétaire général de la Fédération Syndicale des Professionnels de l’Éducation (FSPE), a été exclu du mouvement syndical lors d’un point de presse animé par le camarade Amadou Diallo. Il est reproché à Salifou Camara d’avoir tenu des propos injurieux à l’endroit de certains de ses pairs, dont les noms sont cités dans un audio explosif. L’affaire, largement commentée au sein du milieu syndical, s’est intensifiée à la suite de l’annonce des plaintes déposées auprès de la justice par le secrétaire général de la CNTG, structure à laquelle la FSPE est affiliée.
Interrogé ce mercredi 19 mars, le secrétaire général de la FESATEL, Abdoulaye Barry, a déploré cette situation.
« C’est une situation que nous n’aurions pas souhaité, car lorsqu’il s’agit de l’exclusion d’un camarade, c’est toujours quelque chose de désagréable », a-t-il déclaré d’emblée.
Cependant, il a exprimé des regrets concernant les propos qui seraient tenus par Salifou Camara, appelant à la retenue : « Aujourd’hui, on parle d’injures et de mœurs à l’endroit de certains camarades par Salifou Camara. Nous jugeons cette situation vraiment regrettable. Par conséquent, nous demandons aux victimes de pardonner, et nous demandons aussi au camarade Salifou de présenter des excuses publiques à l’égard des autres camarades qui sont les victimes. »
S’exprimant sur les plaintes annoncées, Abdoulaye Barry a d’abord reconnu que chacun est libre de porter plainte, mais a estimé que les différends devraient être réglés en interne.
« Il est vrai que les personnes sont libres de porter plainte, mais dès lors qu’une plainte est déposée contre toi, il est important, à un certain moment, de faire profil bas. Je lui conseille de prendre cette voie, et je suis très optimiste qu’il fera profil bas et que l’affaire sera réglée au sein de la maison syndicale. »
Et de conclure, Abdoulaye Barry a appelé à l’unité pour le bien du mouvement syndical guinéen.
« Au nom de la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications, nous plaidons pour notre camarade et lui demandons de faire de même. Lorsqu’il y a vraiment une preuve contre toi, il est préférable de faire profil bas à un moment donné. Je suis convaincu que s’il savait qu’on l’enregistrait, il n’aurait pas tenu ces propos. C’est pourquoi j’appelle à la cessation des hostilités pour l’intérêt du mouvement syndical », a-t-il lancé.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



