À Conakry, la fabrication et la vente de fourneaux est un métier essentiel mais difficile. Ces appareils, indispensables à la cuisine de 95 % des foyers, ainsi qu’à la préparation du thé par de nombreux jeunes, sont au cœur de la vie quotidienne de nombreux habitants. Pour en savoir plus sur ce métier et ses défis actuels, nous avons rencontré Elhadj Mamadou Bailo Diallo, le responsable d’un atelier de fabrication et de vente de fourneaux.
Le jeudi dernier, notre équipe a eu l’opportunité d’échanger avec ce fabricant expérimenté, qui nous a partagé sa vision du métier. Selon lui, la fabrication de fourneaux est un secteur crucial pour le pays, car il est difficile de trouver une maison à Conakry ou dans d’autres grandes villes sans cet équipement de cuisine.
« Merci beaucoup pour votre déplacement et pour nous donner la parole. Vous savez, toute chose dans la vie, il faut l’aimer. Moi, j’ai aimé ce métier depuis que j’étais petit, en 1984. Depuis cette date, je dirais ‘Dieu merci’, car Dieu m’a donné presque tout. Je me suis marié, j’ai eu des enfants et j’ai construit ma vie. C’est grâce à ce métier que j’ai pu atteindre tout cela. J’ai aussi formé des gens qui ont ouvert leurs propres ateliers et qui travaillent aujourd’hui avec des apprentis. Actuellement, je ne travaille plus directement, ce sont mes apprentis qui s’occupent de la fabrication. Mon rôle est d’acheter les matériaux, puis de les envoyer à l’atelier pour qu’ils fabriquent les fourneaux », a-t-il expliqué.
Concernant la nature des fourneaux fabriqués dans son atelier, M. Diallo précise : « Ici, nous fabriquons quatre types de fourneaux : des grands modèles que nous revendons à 75 000 GNF, des modèles moyens à 10 000 GNF et des petits fourneaux pour ceux qui préparent le thé ou l’Ataya, à 5 000 GNF. »
Cependant, le chemin n’est pas sans obstacles. M. Diallo a évoqué les difficultés auxquelles il fait face : « Comme dans tous les métiers, il y a des difficultés. Nous fabriquons nos fourneaux à partir de tôles que j’achète à l’usine, ou parfois que nous récupérons. C’est avec ces matériaux que nous espérons tirer un petit profit, car si ce n’était pas ce métier, je ne saurais pas quoi faire. »
Ainsi, bien que ce secteur soit une véritable bouée de sauvetage pour de nombreux Guinéens, les conditions de fabrication et les défis économiques restent une réalité pour les artisans comme Mamadou Bailo Diallo.

Ibrahima Sory Camara AvenirGuinee.org
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