Un incendie d’origine électrique a coûté la vie à Hadja Mariam, âgée d’environ 68 ans, dans la matinée du mercredi 28 octobre 2026, au quartier Kènèndé, dans la commune urbaine de Kindia. Malgré les tentatives de secours de son fils et la mobilisation des riverains, la sexagénaire n’a malheureusement pas survécu au drame.
Selon les témoignages recueillis sur place, les faits se sont produits aux environs de 7 heures. Après être sortie pour acheter des condiments, comme à son habitude, Hadja Mariam est rentrée auprès de son mari, lui aussi malade. Peu après, elle aurait regagné sa chambre pour récupérer des documents appartenant à son autre fils vivant en France, qui souhaitait les faire photocopier. C’est dans cette pièce, où se trouvait une installation électrique, qu’un bruit a soudainement alerté les membres de la famille.

Son fils, Morlaye Camara, commissaire principal de police en service à Mafanco, raconte les circonstances dans lesquelles il a tenté de porter secours à sa mère :
« Ce matin, à mon réveil, j’étais sur la véranda. Ma sœur m’a dit qu’elle voulait rentrer à la maison pour prendre la manette de la vache et récupérer un document qui devait être photocopié. Lorsque ma mère l’a entendue, elle l’a également suivie. Pendant que j’étais toujours sur la véranda, j’ai soudainement entendu des cris. Je suis alors rentré précipitamment pour tenter de sauver ma mère. Malheureusement, je l’ai trouvée allongée dans la chambre, au milieu des flammes. J’ai essayé de la sauver, mais la situation était extrêmement difficile », témoigne-t-il.

Présent parmi les proches et les voisins venus apporter leur soutien à la famille endeuillée, Abdoulaye Camara, un voisin proche des victimes, revient également sur les circonstances du drame : « Tôt ce matin, aux environs de 7 heures, c’est Hadja elle-même qui est partie acheter des condiments, comme à son habitude. À son retour, elle est venue s’installer près de son mari, qui est également malade. Peu après, elle a expliqué qu’elle devait récupérer quelques documents appartenant à son fils qui vit en France, afin de les photocopier, car celui-ci en avait besoin. Elle est alors entrée dans sa chambre, où se trouvait une installation électrique. Soudain, nous avons entendu un bruit. Son mari s’est mis à crier et son fils s’est précipité pour voir ce qui se passait. Malheureusement, il était déjà tard. Les gens sont venus de partout pour nous apporter leur soutien, mais Dieu en a décidé ainsi », raconte-t-il avec émotion.
Venue apporter son soutien à la famille, Nabylaye Camara évoque les difficultés rencontrées lors de l’intervention des secours.
Selon elle, les sapeurs-pompiers se sont déplacés, mais leur arrivée tardive n’a pas permis de sauver la victime :
« Nous avons tout essayé, mais travailler avec la population n’est pas facile. L’intervention des sapeurs-pompiers était nécessaire, mais ils sont arrivés tardivement en raison du mauvais état de la route et du pont, qui menace de s’effondrer », explique-t-elle.
Interrogés après le drame, le mari de la défunte et sa fille n’ont pas pu s’exprimer, submergés par l’émotion et la douleur provoquées par cette disparition brutale.
Ce drame survenu à Kènèndé remet en lumière les risques liés aux installations électriques insalubres dans les habitations, mais aussi les difficultés d’accès auxquelles les secours peuvent être confrontés dans certains quartiers. Il rappelle l’importance de la vérification régulière des installations électriques et de l’amélioration des infrastructures routières pour faciliter les interventions d’urgence.




