Face à la fronde suscitée par la tarification des tickets d’étalage fixée à 3 000 francs guinéens, une délégation communale s’est rendue sur place. Ce vendredi 31 juillet, le vice-maire ainsi que plusieurs conseillers municipaux se sont déployés au bureau du marché de Gbessia afin d’apporter des éclaircissements sur la situation et d’installer officiellement la nouvelle administration du marché.
Intervenant au micro de notre rédaction, Mohamed Condé, responsable municipal et membre de la délégation, a précisé les motifs de cette visite effectuée sous la directive de l’autorité communale : « Nous sommes dans ce marché aujourd’hui sur instruction du Maire, pour recadrer une mauvaise information qui circule sur les réseaux sociaux. Les femmes qui ont manifesté hier ont scandé le nom de l’administrateur général du marché. Une décision officielle a été prise par le Maire en remplaçant l’administrateur général par son adjoint, ainsi que par la nomination d’une nouvelle comptable. La délégation est donc venue les installer », a-t-il expliqué.
D’un ton ferme, Mohamed Condé a tenu à dédouaner la municipalité de toute augmentation arbitraire appliquée sur le terrain : « De façon officielle, les tickets sont vendus à 2 000 francs et cela dans tous les marchés de la commune. S’il y a un autre montant perçu, la commune n’en est en aucun cas responsable », a-t-il insisté.
Poursuivant son intervention, le représentant communal a déploré les faibles recettes générées par cette infrastructure marchande, dénonçant au passage d’éventuels détournements au détriment de la collectivité : « Un gestionnaire doit présenter un résultat mesurable et quantifiable. Aujourd’hui, le montant que nous recevons du marché de Gbessia ne nous permet pas d’effectuer des investissements parce qu’il est dérisoire. Sur les 2 000 francs, la commune ne perçoit que 1 000 francs. Pendant ce temps, sur le montant hebdomadaire, le marché d’Enta réalise le triple ou le quadruple. Nous n’allons pas accepter que des individus s’enrichissent sur le dos de la population », a-t-il affirmé.
Malgré l’intervention et les garanties apportées par la délégation communale, le malaise demeure chez les commerçantes. Sur le terrain, plusieurs vendeuses affirment être toujours contraintes de débourser 3 000 francs guinéens pour obtenir leur ticket quotidien.
A suivre…
Sona Sylla pour avenirguinee.org



