Vingt-quatre heures après la publication du décret portant remaniement ministériel, la rédaction d’avenirguinee.org est allée à la rencontre de M. Mamadou Saliou Barry, coordinateur de la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG), afin de recueillir sa lecture de la nouvelle équipe gouvernementale.
Prenant la parole, l’acteur de la société civile a indiqué avoir suivi ce remaniement avec satisfaction. Pour lui, cette démarche constitue une étape significative dans le processus institutionnel : « C’est avec satisfaction que nous avons suivi le décret d’hier, puisque c’est une avancée. Traditionnellement, on procède au renouvellement des instances ministérielles après la mise en place d’une nouvelle Assemblée nationale et cela contribue à l’adaptation de la nouvelle législature », a-t-il déclaré d’entrée.
Interrogé sur le cas particulier de l’ancien Ministre de l’Éducation nationale, M. Barry a rappelé que le choix des hommes relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l’État, tout en formulant des hypothèses sur cette réaffectation : « Concernant l’ancien Ministre de l’Éducation nationale, moi je dirais pas que c’est à cause du récent cas de Kindia qu’il a été enlevé là-bas, ça peut être tout le contraire. Parce que le président de la République a le droit et la responsabilité de nommer quelqu’un et de le révoquer de ses fonctions. Mais si c’est réellement cette cause, c’est parce que le président a alors entendu le cri du cœur de sa population. Ou encore, l’élevage aussi a besoin de réformes », a-t-il analysé.
Pour clore son intervention, le coordinateur de la MAOG a exhorté les membres du nouveau gouvernement à placer l’intérêt national au centre de leurs actions : « J’invite les ministres à être républicains, la politique du développement doit primer sur toute autre. Qu’ils fassent de la paix, de la cohésion sociale et de l’unité nationale une priorité, tout en promouvant l’inclusion et le respect des droits de l’homme. »
Enfin, Mamadou Saliou Barry a insisté sur l’importance de laisser la société civile et les citoyens s’exprimer librement : « Permettre les dénonciations quand ça ne va pas, cela pourrait même permettre au président d’être au courant de certaines choses à la base », a-t-il conclu.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



