La session criminelle du Tribunal de Première Instance (TPI) de Labé a été officiellement ouverte ce lundi 27 juillet 2026. Au total, quinze dossiers portant sur des crimes graves notamment des faits de viol, de tentative de viol, d’assassinat et d’incendie volontaire seront examinés au cours de cette session.
Le premier dossier appelé à la barre concerne le nommé Souleymane Diallo, poursuivi pour une présumée tentative de viol sur une adolescente âgée de 15 ans. Les faits reprochés à l’accusé remontent au 14 avril 2026 dans la préfecture de Koubia.
Invité à s’expliquer devant le tribunal, Souleymane Diallo a catégoriquement rejeté l’accusation d’agression sexuelle, tout en reconnaissant son implication dans un cambrioleur :
« Je ne reconnais pas les faits [de tentative de viol]. Nous étions allés chercher des clés et nous sommes entrés dans une boutique par effraction avant d’y dérober des habits. Le lendemain, nous avons été recherchés puis conduits à la police pour être interrogés. C’est là que j’ai reconnu être allé chercher la clé de la boutique. Lorsque le propriétaire est venu au commissariat, il a expliqué ce qui s’était passé. Mais concernant la tentative de viol, je ne connais même pas la fille dont il est question », a-t-il déclaré à la barre.
Dans ses observations, l’avocat de la partie civile a sollicité une application stricte de la loi afin que ces agressions soient sanctionnées avec la plus grande fermeté conformément aux textes en vigueur.
Estimant que les éléments versés au dossier sont suffisamment accablants pour établir la culpabilité de l’accusé, le Procureur de la République a requis une peine de cinq ans de réclusion criminelle à l’encontre de Souleymane Diallo.
De son côté, la défense a pilonné le dossier en mettant en avant l’absence physique de la présumée victime à l’audience. L’avocat du prévenu a souligné que les premières déclarations faisaient état de la présence de deux jeunes hommes sur les lieux au moment des faits, instillant ainsi le doute. Il a par conséquent demandé au tribunal de faire une juste application de l’article 544 du Code de procédure pénale.
Au terme de débats houleux, la Cour a mis l’affaire en délibéré. Le jugement sera rendu ce mardi 28 juillet 2026, tandis que la session criminelle se poursuit à Labé avec l’examen des quatorze autres dossiers inscrits au rôle.
Sadou Bela Barry, depuis Labé pour avenirguinee.org



