Ce lundi 27 juillet, la tension est montée d’un cran au marché de Gbessia. Des dizaines de marchandes se sont rendues au siège de la mairie pour rencontrer le maire afin de protester vigoureusement contre le nouveau tarif du billet par plateau, désormais fixé à 4 000 GNF.
Rencontrée à la sortie de l’entretien avec le premier magistrat de la commune, Kadiatou Keïta, vendeuse de poulet importé, juge cette hausse totalement excessive : « On avait pour habitude de payer 3 000 GNF le billet, mais aujourd’hui on nous impose de payer 4 000 GNF. Si tu leur demandes de te laisser le tarif à 2 000 GNF en ayant plusieurs plateaux, ils n’acceptent pas et les responsables nous menacent de nous chasser de nos places. Le Maire nous a toutefois dit de retourner au marché et qu’il nous enverra une commission », a-t-elle expliqué.
Même son de cloche chez Madame Camara, vendeuse de boucles d’oreilles au marché de Gbessia, qui exprime le désarroi des femmes du marché : « Nous sommes asphyxiées par ce montant. C’est 3 000 GNF qu’on payait, mais aujourd’hui on nous impose de payer 4 000 GNF, et c’est très difficile pour nous. Nous sommes venues rencontrer le Maire afin que le prix revienne à 2 000 GNF pour nous. »
Cette nouvelle grille tarifaire imposée à Gbessia est le double de celle appliquée dans les communes voisines. C’est le constat dressé par Aminata, vendeuse de poisson fumé au marché de Matoto : « Nous ici, c’est 2 000 GNF que nous payons. Si Gbessia paie 4 000 GNF, dans ce cas, c’est le double », affirme-t-elle.
Du côté de la mairie de Gbessia, aucune déclaration officielle n’a encore été faite à la suite de cette rencontre. De leur côté, les marchandes affirment rester dans l’attente des décisions qui seront prises par la commission promise par l’autorité communale.
A suivre…
Sona Sylla pour avenirguinee.org



