En cette saison des pluies, de nombreux caniveaux restent à ciel ouvert dans la capitale, exposant au quotidien les populations à des risques majeurs de chutes et d’inondations. Face à cette situation préoccupante, les habitants tirent la sonnette d’alarme et appellent à une intervention rapide des autorités compétentes.
Ce mardi, notre rédaction est allée à la rencontre de plusieurs citoyens pour recueillir leurs témoignages sur les dangers que représentent ces installations non sécurisées.

Selon Souleymane Souaré, le problème touche l’ensemble de la capitale et complique sérieusement la mobilité urbaine : « Nous rencontrons d’énormes difficultés, et cela concerne tout Conakry. Parfois, on a tendance à confondre la chaussée avec les fossés parce que l’eau a tout envahi. Cela crée des embouteillages monstres et on a du mal à traverser. C’est vraiment désolant à voir. »

Aïssatou Bella Bah, qui vit à proximité immédiate de l’un de ces fossés, exprime sa détresse face à l’insécurité des siens : « Depuis le début des travaux, les caniveaux n’ont jamais été couverts et nos enfants y tombent parfois. Lorsqu’il pleut, nous avons beaucoup de mal à circuler et à vaquer à nos occupations. »
Kankou Condé, qui réside elle aussi près de ces installations, partage la même inquiétude et pointe du doigt les conséquences sanitaires de ces eaux stagnantes : « J’ai un frère qui est tombé dans ce fossé ; c’est malheureusement devenu notre quotidien. De l’autre côté, l’eau stagne et ne s’évacue pas correctement. C’est devenu le paradis des moustiques et cela nous fatigue énormément à cause du paludisme. »
Devant l’urgence de la situation sanitaire et sécuritaire, les regards restent tournés vers le Ministère des Travaux publics et les municipalités pour la couverture rapide de ces fossés ouverts.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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