C’est une triste nouvelle qui a frappé la Guinée suite à l’annonce du décès, à Conakry, du Professeur Maurice Togba Zègbelemou, ancien Ministre.
Rencontré dans la famille mortuaire à Conakry, Elhadj Amadou Togba, président de la coordination des sages de la Guinée-Forestière à Conakry et ancien conseiller national au CNT, s’est exprimé sur la perte de cet homme qu’il considérait comme son propre fils.
Ému et touché par la disparition du Professeur, Elhadj Amadou Togba témoigne de leur proximité : « Il était toujours au-devant de tous les problèmes sociaux, rien ne se passait dans sa famille sans que je ne sois informé. D’ailleurs, son mariage avec Béatrice, chez qui nous sommes actuellement, c’est moi qui l’ai présidé ; j’étais son père de mariage. Donc c’est un décès qui m’afflige beaucoup. J’étais même en larmes, c’est pour cela que j’ai du mal à m’exprimer. Tout ce que je veux dire, c’est qu’ils ont perdu un grand homme. La Forêt a perdu un grand homme, parce qu’il était un grand cadre. Il a occupé toutes les fonctions : ministre, magistrat, député, et il était aussi un conseiller de notre gouvernement. Donc ce que je peux dire, c’est que son décès nous préoccupe beaucoup, nous avons perdu un fils qui nous est cher. Ce que je retiens d’abord de lui, c’est qu’il a été quelqu’un de respectueux, qui respectait ses parents et qui a beaucoup participé à toutes les actions sociales qui se sont passées ici. Pour tout ce qui se passait dans sa famille, la première des choses qu’il faisait, c’était de m’informer. Donc je suis là en tant que père de famille. Dès notre arrivée, on m’a confié l’organisation des funérailles. »
Poursuivant son allocution, le doyen met en avant l’intégrité morale du défunt : « C’était un homme de parole. C’est d’ailleurs ce qui a fait qu’il avait souvent des difficultés dans ses fonctions de magistrat, parce qu’il aimait dire la vérité. Il aimait dire la vérité et il la disait franchement. Quand je me rappelle les élections de 2020, le RPG l’avait choisi comme tête de liste à l’Assemblée Nationale. Mais à cause de sa rigueur, ils ont préféré choisir Amadou Damaro à sa place. Cela ne nous a pas fait plaisir, mais l’histoire donne toujours raison à celui qui refuse de rentrer dans les combines politiques. C’était un cadre intègre qui faisait son travail correctement, et il était aussi très humble. »

De son côté, le Dr Alya Diaby, avec qui le défunt collaborait activement à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, a également tenu à apporter son témoignage : « Nous sommes effondrés, c’est une énorme perte. Ma dernière rencontre avec le Professeur remonte à ce samedi. Je suis venu trouver sa famille parce que le 10 juin dernier, il y avait une soutenance ; j’étais venu lui rendre compte, lui présenter ses prix et lui remettre son enveloppe. Je connais le Professeur depuis très longtemps. C’est moi qui l’ai reçu à la faculté de Droit à l’époque où il a été chargé des cours de Droit international. Il était également l’un des membres de notre conseil scientifique. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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