Lancés en grande pompe durant la période de campagne électorale, plusieurs chantiers de reprofilage routier sont aujourd’hui totalement à l’arrêt dans la préfecture de Beyla. Face à des promesses qui tardent à se concrétiser, l’incompréhension et le mécontentement grandissent au sein de la population locale.
C’est le grand écran noir sur les chantiers routiers de Beyla. Alors que les machines vrombissaient il y a encore quelques semaines au rythme des promesses électorales, le silence est revenu sur les principaux axes de la préfecture. Aujourd’hui, le constat est amer pour les usagers : les projets de reprofilage sont à l’arrêt.
Parmi les axes routiers directement touchés par cette paralysie, on retrouve des liaisons pourtant stratégiques pour l’économie locale et le désenclavement des populations. C’est le cas notamment des tronçons :
• Beyla – Sinko
• Sinko – Gbessoba – Fonodou
• Moussadou – Samana
• Sinko – Diassodou
• Karala – Diassodou
Sur le terrain, l’espoir a rapidement fait place au doute. Ces infrastructures devaient initialement faciliter la circulation des personnes, mais surtout l’évacuation des produits agricoles vers les grands centres de consommation. Aujourd’hui, les pistes entamées risquent de se dégrader sous l’effet des intempéries, aggravant une situation déjà précaire.
Pour ne rien arranger à la frustration des habitants, le centre-urbain n’est pas épargné. Le projet de bitumage des voiries de la commune urbaine de Beyla, qui avait suscité un immense enthousiasme chez les riverains, tourne désormais au ralenti. Les poussières et les déviations rappellent quotidiennement aux citoyens l’extrême lenteur des travaux.
« Nous pensions que ces projets allaient enfin changer le visage de notre localité et booster nos activités. Malheureusement, dès que la période électorale s’est achevée, les machines se sont arrêtées. On se demande si ce n’était pas juste de la poudre aux yeux », confie, dépité, un commerçant de Sinko.
Face à ce qu’ils qualifient de « promesses sans suite », les citoyens de Beyla ne comptent pas rester silencieux. Plusieurs voix s’élèvent pour interpeller directement l’État et les entreprises contractantes.
Les usagers demandent une relance immédiate et effective des travaux, exigeant que les engagements pris devant le peuple soient scrupuleusement respectés. Reste à savoir si cet appel de détresse sera entendu par les autorités compétentes, ou si Beyla devra encore prendre son mal en patience sur des routes impraticables.
Beyla, Bamba pour avenirguinee.org



