Avenirguinee.org
  • Accueil
  • Politique
  • Interviews
  • Societe
  • Grands Dossiers
  • Publireportage
  • Culture
  • Sport
  • Contact
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
  • Interviews
  • Societe
  • Grands Dossiers
  • Publireportage
  • Culture
  • Sport
  • Contact
No Result
View All Result
Avenirguinee.org
No Result
View All Result
Home Societe

« Cette année, la quantité de pluie va dépasser la normale », prévient Dr René Tato Loua, DG de la Météo nationale

by avenirguinee
1 juin 2026
in Societe
« Cette année, la quantité de pluie va dépasser la normale », prévient Dr René Tato Loua, DG de la Météo nationale

Alors que la saison des grandes pluies s’installe à peine, Conakry enregistre déjà d’importants dégâts matériels. Un scénario qui rappelle les douloureux souvenirs de l’année dernière, marquée par de lourdes pertes matérielles et humaines. Pour comprendre ce qui attend la Guinée cette année, notre rédaction a rencontré, ce lundi 1er juin 2026, le Directeur Général de l’Agence Nationale de la Météorologie. Dans cette interview exclusive, Dr René Tato Loua annonce des précipitations excédentaires et tire la sonnette d’alarme : il est urgent de prendre des dispositions.

Avenirguinee.org : Bonjour Dr, à l’occasion des grandes pluies qui s’installent en Guinée, quels sont les risques majeurs d’inondation pour cette année ?

Dr René Tato Loua : Comme à l’accoutumée, le risque majeur lié à ces fortes variations pluviométriques reste les inondations. C’est un phénomène auquel nous devons faire face chaque année, mais les données actuelles appellent à une vigilance accrue.

Justement, quelles sont les zones rouges ou à risque que vous avez identifiées, tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays ?

Globalement, notre cartographie indique que la zone côtière et la région forestière sont les plus exposées. À la Haute-Guinée, certains endroits situés au niveau des bassins versants, notamment le bassin du Niger, sont aussi très vulnérables. C’est ce qui explique que Siguiri se retrouve également dans cette zone à risque.

Pourquoi la zone côtière est-elle si vulnérable ?

À LIRE AUSSI

Kindia : Des familles à la belle étoile après une violente tempête au quartier L’Abattoir

Tragédie à Labé : Trois sœurs d’une même famille perdent la vie dans une rivière

D’abord parce que nous faisons face à la mer. C’est une zone de basse altitude où l’eau marine s’infiltre sur une grande distance. Ensuite, la région forestière vient immédiatement après la zone côtière en termes de pluviométrie. Bien qu’elle soit montagneuse, elle abrite de nombreux bas-quartiers. Prenez l’exemple de Kissidougou : la ville est traversée par des cours d’eau (les Kobo) qui sortent facilement de leur lit, exposant la zone aux inondation.

Monsieur le Directeur, nous ne sommes qu’au tout début de la saison et Conakry subit déjà des dégâts. À quoi devons-nous concrètement nous attendre pour les prochains mois ?

C’est une situation que l’Agence Nationale de la Météorologie avait anticipée. La saison a démarré depuis un bon moment en Région Forestière. Sur le littoral (la zone côtière), nous avons observé un léger retard au démarrage. Cependant, ce retard ne signifie pas que les pluies seront faibles. Bien au contraire, elles seront extrêmement intenses.

Notre zone côtière a une topographie accidentée et s’allonge dans la mer. Lorsque de fortes pluies coïncident avec la période de haute marée, la vitesse d’écoulement des eaux de ruissellement ralentit considérablement, ce qui provoque des inondations instantanées.

À cela s’ajoute le facteur humain : les ordures ménagères déversées dans les caniveaux. Dès la moindre pluie, ces déchets obstruent les canaux d’évacuation et créent des situations alarmantes. Cette année, la pluie sera excédentaire en région côtière et en région forestière.

Cela signifie-t-il que nous aurons des quantités de pluie supérieures à celles de l’année dernière ?

Oui, c’est exactement ce que cela implique. Par « pluie excédentaire », il faut comprendre que nous allons dépasser les moyennes normales. Nous ne serons ni en déficit, ni dans la moyenne, mais bien au-dessus. Il faut donc s’attendre à des risques d’inondations au moins égaux ou supérieurs à ceux de l’année passée. Ce que nous voyons actuellement n’est que le début. Dans la première quinzaine du mois de juin, la mousson ouest-africaine va pleinement s’installer sur la zone côtière. C’est comme une voiture qui roule au ralenti et à qui on donne soudainement un grand coup d’accélérateur. La mousson va moduler et intensifier la saison. Nous allons subir des averses continues sur de très longues périodes, ce qui va saturer les sols et provoquer des inondations généralisées.

Quelles sont les solutions d’urgence à adopter pour faire face à cette situation ?

Dr René Tato Loua : L’eau en soi est une chance, c’est une ressource naturelle précieuse. Le véritable problème réside dans la gestion des eaux de ruissellement et l’aménagement du territoire. La cartographie des zones à risque est connue et disponible. Il faut désormais interdire formellement les installations dans ces périmètres et sensibiliser les citoyens à ne plus jeter d’ordures dans les caniveaux. Il y a aussi un impératif technique. Lors de la réalisation de nos infrastructures (routes, bâtiments, ponts, barrages), il est obligatoire d’intégrer les données météorologiques et hydrologiques. Si un canal d’évacuation n’est pas dimensionné en fonction de la pluviométrie réelle de la zone, il débordera à la moindre averse. On ne peut plus construire des infrastructures sans études d’impact approfondies. C’est une obligation si l’on veut atténuer les risques.

Le gouvernement a entamé ces derniers temps des opérations de curage des caniveaux et d’assainissement. Est-ce suffisant selon vous ?

C’est un grand pas qu’il faut saluer à sa juste valeur. Le gouvernement fournit des efforts considérables pour déboucher les artères d’évacuation. Cependant, ce n’est pas une solution totale ou définitive si la mentalité ne change pas. Chaque citoyen doit éviter les dépôts sauvages. Les ordures que nous accumulons dans nos concessions finissent par se retrouver dans la rue puis dans les caniveaux dès qu’il pleut. Le curage aide en partie, mais la gestion durable passe par l’aménagement urbain et la responsabilité civique. Construire sans tenir compte des réalités climatiques, c’est comme bâtir une école sans étudier la direction des vents : à la première tornade, le toit est emporté. Les études géologiques, environnementales et météorologiques doivent guider chaque projet. Enfin, il faut renforcer les services de gestion des catastrophes pour que des mesures d’urgence et des plans d’évacuation des sinistrés soient opérationnels en cas de besoin.

Pour terminer, quel message lancez-vous à l’endroit des populations et des autorités ?

Dr René Tato Loua : Sur le plan conjoncturel et immédiat, j’appelle les citoyens à une prise de conscience : n’utilisez pas les caniveaux comme des poubelles.

Sur le plan stratégique et à long terme, l’État doit faire de l’aménagement du territoire une priorité absolue pour adapter nos villes aux fortes pluviométries. Il est également crucial de doter les services techniques, notamment la Météorologie nationale, de moyens conséquents. Notre rôle est d’informer et d’alerter à temps. Une population bien informée est une population qui peut se mettre à l’abri. La prudence et l’alerte précoce nous permettront d’éviter des drames humains. C’est pourquoi ce système d’alerte nécessite un soutien fort de l’État guinéen et de nos partenaires au développement.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Camara et Sona Sylla pour avenirguinee.org

621 26 99 81

ShareTweetShareSend

Related Posts

Dabola : la démocratie locale à l’épreuve des influences ( Par Bouka Barry)
Societe

Kindia : Des familles à la belle étoile après une violente tempête au quartier L’Abattoir

17 juin 2026
Brouillon auto
Societe

Tragédie à Labé : Trois sœurs d’une même famille perdent la vie dans une rivière

16 juin 2026
Brouillon auto
Societe

La Guinée célèbre la Journée internationale de l’Enfant africain

16 juin 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Délai dépassé. Veuillez compléter le captcha une fois de plus.

No Result
View All Result

Abonnez-vous à notre Newsletter

Recevez l’essentiel de l’actualité guinéenne chaque jour

Category

  • Afrique
  • Business
  • Communiqués
  • Culture
  • DIASPORA
  • Economie
  • Education
  • Faits divers
  • Grands Dossiers
  • Interviews
  • Justice
  • Lifestyle
  • Médias
  • Monde
  • National
  • News
  • Opinion
  • Politics
  • Politique
  • Publireportage
  • Societe
  • SOS
  • Sport
  • Sports
  • Travel
  • Tribune
  • Uncategorized
  • World
  • Á propos de nous
  • Accueil
  • Avenirguinee
  • Avenirguinee.org L’information notre metier
  • Avertissement
  • Contactez la Rédaction
  • DMCA
  • Lite
  • Newsletter
  • Plusieurs dignitaires de l’ancien régime envoyés en prison par la junte

Tous droits réservés Avenir Guinée 2022

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
  • Interviews
  • Societe
  • Grands Dossiers
  • Publireportage
  • Culture
  • Sport
  • Contact

Tous droits réservés Avenir Guinée 2022