Le gouvernement guinéen passe à l’offensive pour protéger ses ressortissants à l’étranger. En déplacement en Mauritanie, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration Africaine et des Guinéens de l’Étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a annoncé la mise en place immédiate d’un pont aérien pour le retour volontaire de nos compatriotes, sous l’impulsion du Chef de l’État.
Ils seraient près de 1 000 Guinéens, installés parfois depuis des décennies en Mauritanie, à avoir exprimé le souhait de regagner le bercail. Portés par l’espoir suscité par le programme national Simandou 2040, ces citoyens veulent désormais contribuer au développement de leur pays.
Devant une communauté attentive et émue, le chef de la diplomatie guinéenne a transmis un message de fermeté et de compassion de la part du Général Mamadi Doumbouya :
« Minute par minute, le président lui-même vous suit. Il n’accepte pas que vous souffriez. C’est pourquoi nous sommes là. On vous a ramenés du nord, là où vous étiez bloqués, et nous allons vous ramener chez vous, en Guinée », a déclaré Dr Morissanda Kouyaté au micro de la RTG.
Le ministre a profité de cette tribune pour rappeler la profondeur des liens historiques entre Conakry et Nouakchott, soulignant que la Guinée a été aux côtés de la Mauritanie dès ses premières heures d’indépendance, notamment dans les secteurs de la santé et de la culture.
L’opération de rapatriement ne se fera pas attendre. Conformément aux instructions présidentielles, un premier convoi d’une soixantaine de personnes est attendu à Conakry dès ce mardi. Ce premier vol marque le début d’une série de rotations visant à ramener tous ceux qui se trouvent en situation de vulnérabilité, notamment dans la région de Zouérat.
Sur place, l’émotion était vive parmi les volontaires au départ. Un compatriote installé à Zouérat depuis 1975 témoigne : « Tous mes enfants sont nés ici, mais aucun n’est allé à l’école. Je les ai déjà fait rentrer en Guinée. Aujourd’hui, je remercie le président qui traite tous les Guinéens sur le même pied. »
Un autre bénéficiaire exprime son soulagement : « Dieu merci, le président a entendu notre appel pour secourir les Guinéens en souffrance. Rentrer chez soi est la meilleure option. »
Fodé Camara pour avenirguinee.org



