Alors que l’intersyndicale de l’éducation appelle à une assemblée générale ce samedi 11 avril 2026 à la Bourse du Travail pour décider d’un éventuel mot d’ordre de grève, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a tenu à clarifier sa position.
Ce jeudi 9 avril, la structure a organisé sa propre assemblée générale ordinaire à son siège, situé dans la commune de Dixinn. L’objectif était double : faire le compte rendu de l’évolution des négociations suite au protocole d’accord signé avec le gouvernement et lever toute équivoque sur la participation du syndicat au mouvement de contestation annoncé.
La Secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, a été catégorique : sa structure n’est en aucun cas impliquée dans l’initiative prévue ce samedi à la Bourse du Travail.
« Pour l’assemblée générale de ce samedi, nous n’y sommes associés ni de près ni de loin », a-t-elle déclaré avec fermeté.
Elle a précisé que la rencontre de ce jeudi visait avant tout à informer la base :« Nous étions en assemblée de compte rendu, d’information et de perspectives concernant le suivi du protocole d’accord que nous avons signé en intersyndicale avec le gouvernement le 3 janvier 2026 », a-t-elle ajouté.
Abondant dans le même sens, Aboubacar Soumah, figure de proue de la structure, a affirmé que le SLECG ne s’engagerait dans aucun mouvement de débrayage pour le moment.
« Le SLECG n’est pas en grève. Nous avons convié nos adhérents pour leur communiquer les informations réelles afin que tout le monde soit au même niveau d’information », a-t-il lancé.
Le syndicaliste a également justifié le timing de cette rencontre par l’expiration d’un délai de grâce accordé aux autorités : « Sur l’évolution des négociations suspendues depuis décembre, le CNDS, par la voix de son président, avait demandé d’accorder cent jours au Président de la République et à son gouvernement pour s’installer. Ce délai expire demain. C’est pourquoi nous avons jugé utile d’expliquer la situation à nos camarades, pour éviter qu’ils ne soient manipulés par d’autres syndicalistes qui nous traitent de corrompus. »
À noter que le Syndicat National de l’Éducation (SNE), dirigé par Michel Pépé Balamou, se réunira effectivement ce samedi 11 avril à la Bourse du Travail pour débattre de la conduite à tenir.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



