Les travaux de la première session du Conseil Administratif Préfectoral (CAP) de Kindia ont été officiellement lancés ce mardi 24 mars 2026, au Centre de recherche agronomique de Foulayah, dans la commune rurale de Damakania.
Durant trois jours, les autorités administratives, les services déconcentrés de l’État, ainsi que les représentants des collectivités locales et de la société civile, se pencheront sur les principaux défis de la préfecture. Cette session vise à dresser un diagnostic global de la situation socio-économique de Kindia afin d’identifier des solutions concrètes et adaptées.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le gouverneur de la région administrative de Kindia, le Contrôleur général de police Mamadou Camara, en présence du préfet, le Colonel Abdourahamane Keïta, des sous-préfets, des directeurs de services, des présidents de délégations spéciales, ainsi que des forces de défense et de sécurité. Des partenaires techniques et financiers (PTF) et des représentants d’ONG ont également pris part à cette rencontre stratégique.
Prenant la parole, le préfet de Kindia, le Colonel Abdourahamane Keïta, a souligné l’importance capitale de ce conseil pour la gestion de la cité :
« Pour une bonne administration d’une préfecture, il est nécessaire de faire un constat sur le terrain et d’établir un diagnostic afin de trouver le remède aux problèmes qui nous assaillent sur tous les plans. Aujourd’hui, nous avons réuni les sous-préfets, les présidents de délégations spéciales et les directeurs préfecturaux. Chacun va présenter son plan d’action pour l’année 2026. Nous allons nous baser sur les résolutions et recommandations précédentes, tout en y intégrant de nouveaux éléments pour évoluer dans l’harmonie », a-t-il expliqué.
Dans son discours d’ouverture, le gouverneur de région, le Contrôleur général de police Mamadou Camara, s’est réjoui de la tenue de cette session qui place le citoyen au cœur des priorités :
« Ce conseil vise l’amélioration des conditions de vie des populations, mais aussi à donner une orientation claire à l’administration publique. L’objectif est que les aides venant de l’État et des partenaires techniques et financiers soient coordonnées et que les interventions soient ciblées en fonction des besoins réels. C’est pourquoi nous exhortons l’ensemble des cadres et des membres statutaires à ne ménager aucun effort pour relever les défis actuels et apporter les corrections nécessaires. Sans ce conseil, aucun développement n’est possible », a-t-il affirmé.
À l’issue des travaux, un rapport final assorti de recommandations sera élaboré et transmis aux autorités compétentes pour une meilleure prise en compte des préoccupations exprimées par les communautés.
Cette première session du CAP de 2026 s’inscrit ainsi dans une dynamique de gouvernance participative, essentielle pour le développement harmonieux de la « cité des agrumes ».
De Kindia, Naby Moussa Sylla pour Avenirguinee.org



