CONAKRY – Ce lundi 16 février 2026, le service de l’État civil de la commune de Ratoma a dévoilé les statistiques officielles de ses activités pour l’année 2025. Entre numérisation galopante et régularisation massive, l’officier délégué a tenu à rappeler le caractère obligatoire de l’enregistrement des actes.
Dans un entretien exclusif accordé à la rédaction d’avenirguinee.org, M. Amadou Konia Camara, officier délégué de l’État civil, a présenté un bilan exhaustif reflétant l’activité intense de la commune la plus peuplée de la capitale :
- Naissances : 6 900 enregistrements effectués.
- Mariages : 1 475 unions célébrées.
- Décès : 140 actes de décès enregistrés.
- Jugements supplétifs : 16 102 transcriptions tenant lieu d’actes de naissance.
- Numérisation : 24 500 actes ont été intégrés dans le système numérique.
- Régularisation : 35 000 citoyens sans papiers ont été enrôlés.
Au-delà des chiffres, M. Amadou Konia Camara a lancé un avertissement ferme. Une nouvelle législation renforce l’obligation de déclarer les faits d’état civil, sous peine de poursuites judiciaires.
« L’acte de naissance est le premier droit d’un nourrisson. Si les parents ne le prennent pas, ils privent l’enfant de son droit. Aujourd’hui, nous avons une nouvelle loi qui donne un caractère obligatoire à la déclaration. Ceux qui ne le feront pas pourraient s’attendre à une sanction pénale », a-t-il déclaré avec fermeté.
L’officier délégué a également rappelé que la déclaration de naissance pour un nouveau-né doit impérativement se faire dans un délai de six mois. Passé ce délai, la procédure se complique : les parents sont alors contraints d’engager une procédure de jugement supplétif pour régulariser la situation de l’enfant.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



