Conakry-C’est dans une ambiance de ferveur syndicale que la Fédération Syndicale de l’Enseignement Professionnel (FSP) s’est réunie ce vendredi au collège Hadja Aïcha Bah. Sous la présidence de son Secrétaire Général, M. Salifou Camara, l’organisation a posé les jalons de sa nouvelle stratégie d’expansion et de gouvernance.
Cette rencontre, devenue une tradition pour la structure, visait à traiter des enjeux cruciaux : l’autonomie des bureaux communaux, la transparence financière via les cotisations et l’implication accrue des femmes.
Face à l’évolution administrative de la capitale guinéenne, la FSPE entend adapter sa présence sur le terrain pour mieux défendre les travailleurs de l’enseignement technique.

« Hier, Conakry comptait 5 communes. Aujourd’hui, on a créé 13, donc il faut maintenant que ces communes soient indépendantes, autonomes, en installant des bureaux dignes de nom, des camarades syndicalistes déterminés, patriotes qui sont vraiment aptes, engagés à défendre nos camarades syndicalistes à tous les niveaux. Quoique ce soit, quel que soit le problème, quelle que soit la nature du problème, quel que soit le prix à payer et prêts, aujourd’hui, à défendre ces enseignants », a déclaré Salifou Camara.
Et d’ajouter, « Nous avons parlé de la cotisation syndicale. Vous savez, la cotisation syndicale, c’est elle qui fait vivre le syndicat. Sans cotisation, le syndicaliste devient mendiant, sans cotisation, il devient quémandeur. C’est pourquoi nous avons renforcé, expliqué l’importance de la cotisation dans la vie d’une fédération syndicale », a-t-il révélé.
L’un des moments forts de cette réunion a été l’annonce de la mise en place d’une coordination régionale des femmes. M. Camara a fustigé le manque de confiance et les « détournements » qui minent parfois le mouvement, estimant que la rigueur féminine est la solution.
« Nous devrons tous nous lever comme un seul homme pour valoriser les femmes dans le syndicat (…) si ces femmes enseignantes sont motivées, sont encouragées pour faire le syndicalisme, comme on le veut, je vous assure que ce qu’on appelle aujourd’hui le manque de confiance, détournement syndical, la haine syndicale, le démantèlement syndical, tout ça là prendra fin parce que nous savons ce que les femmes veulent, Dieu le veut », a-t-il affirmé avec conviction.

Le Secrétaire Général a conclu en rappelant que la FSPE reste la première structure syndicale de l’enseignement technique en Guinée, regroupant non seulement les enseignants, mais aussi les gardiens et chauffeurs des écoles.
« C’est une fédération sacrée parce que nos aînés ont consenti beaucoup de sacrifices avant notre temps. C’est pourquoi nous n’avons pas droit à l’erreur », a-t-il terminé.
Alsény Savané pour avenirguinee.org



