Dans le but de renforcer les capacités des enseignants tenant les classes de 6ème année en français et en calcul, le Directeur Communal de l’Éducation (DCE) de Matoto, M. Sékou Kaba, a lancé ce jeudi 5 février 2026 une session de formation destinée à 200 maîtres du CM2, issus des écoles publiques et privées. Cette formation intensive de trois jours vise à perfectionner les méthodologies d’enseignement dans ces deux matières fondamentales.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Abdoul Gadiri Bah, Directeur Général du Service National de la Formation Continue du Personnel Enseignant, en présence de cadres du ministère et de nombreux participants.

Prenant la parole, le DCE de Matoto a précisé les motifs de cette initiative : « Cette formation concerne 200 enseignants pour la période allant du jeudi 5 au samedi 7 février 2026. Je demande vivement aux participants de faire preuve de disponibilité, de régularité et de sérieux. Je félicite également les formateurs qui travaillent avec détermination pour l’encadrement pédagogique de nos maîtres. »
Il a ensuite souligné l’urgence de cette remise à niveau : « On a constaté qu’après chaque examen, c’est en calcul et en français que le bât blesse. Même chez certains élèves admis, les notes dans ces matières ne sont pas satisfaisantes. Si les maîtres sont mieux outillés, les élèves recevront les cours de façon plus aisée, ce qui est crucial pour la suite de leur cursus scolaire. »

De son côté, le représentant du département, M. Abdoul Gadiri Bah, a salué une initiative qui vient à point nommé : « Aujourd’hui, nos enfants sont confrontés à une crise d’apprentissage en calcul et en français. Le primaire est le maillon fort de notre système ; renforcer l’apprentissage à la base est une vision prioritaire. Les modules proposés répondent à un besoin criard. »
Bah a également insisté sur l’après-formation : « Nous ne nous limitons pas à la formation. Un suivi sera effectué pour s’assurer du bon réinvestissement des acquis en classe. Après trois mois, nous évaluerons la plus-value de cette session sur le niveau des élèves. J’attire d’ailleurs l’attention du gouvernement sur la nécessité de mettre davantage de moyens à disposition pour former l’ensemble des enseignants du primaire, notamment ceux qui n’ont pas bénéficié d’une formation initiale en ENI ou à l’ISSEG. »

Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



