Depuis la reprise des classes, le 6 octobre dernier, le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation avait ouvert la plateforme d’inscription des candidats aux examens nationaux sur toute l’étendue du territoire.
Ce vendredi 16 janvier 2026, cette plateforme a été officiellement fermée.
Dans une interview accordée à notre rédaction ce lundi 19 janvier 2026, le Directeur communal de l’Éducation (DCE) de Matoto, Sékou Kaba, a plaidé auprès des autorités éducatives pour l’octroi de deux semaines supplémentaires, afin de permettre aux retardataires et à ceux qui n’ont pas pu s’inscrire durant la période de grève et de congés de régulariser leur situation.
« Tout d’abord, je félicite et remercie la Direction générale des examens et de l’orientation scolaire, dirigée par ce vaillant cadre, M. Mahmoudi Karneuf-Keita, qui, depuis sa nomination, a apporté une amélioration très positive. Depuis son arrivée, les anomalies qui entachaient l’organisation des examens sont devenues de l’histoire ancienne. Aujourd’hui, il y a une meilleure maîtrise des effectifs. Avant le 5 septembre 2021, il n’y avait pas de contrôle rigoureux : des candidats pouvaient s’inscrire sans avoir validé l’examen précédent. Un élève pouvait être candidat au BEPC sans avoir obtenu le CEE, ou au baccalauréat sans le BEPC. Certains allaient jusqu’à s’inscrire dans deux ou trois écoles différentes, voire à Conakry et à l’intérieur du pays, pour chercher quelqu’un afin de composer à leur place. »
Poursuivant, le DCE de Matoto ajoute : « À tous ces niveaux, je les félicite. Une fois encore, de façon courtoise et respectueuse, nous sollicitons leur indulgence. De nombreux candidats issus des écoles professionnelles ne sont pas encore inscrits et les demandes sont nombreuses. Nous demandons l’octroi d’au moins deux semaines supplémentaires pour permettre aux retardataires de s’inscrire. Lorsqu’un candidat possède son BEPC ou son CEE, il faut lui donner la chance d’être candidat, même après plusieurs échecs. Je demande humblement aux autorités du MEPU-A et au directeur général des examens d’accorder une seconde et dernière chance aux retardataires afin qu’ils puissent s’enrôler sur la plateforme. Depuis trois ans, ce système fonctionne normalement et il faut le reconnaître : notre système éducatif, jadis à terre, est en train d’être relevé et placé au cœur des priorités. »
Concernant les statistiques, Sékou Kaba précise : « Pour le moment, les données ne sont pas actualisées. Depuis le 2 janvier, nous n’avons pas reçu de nouvelles statistiques. Mais à cette date, on enregistrait environ 26 000 candidats au CEE, 12 300 au BEPC et près de 8 000 candidats au baccalauréat, toutes options confondues. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
621 26 99 81




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