Dans la dynamique de réforme de l’administration guinéenne, la commune de Matam s’affirme comme un maillon central. Ce jeudi, une mission mixte de haut niveau, conduite par M. Abdoulaye Diakité, a été reçue à la mairie pour accélérer le processus de digitalisation de l’état civil.
Cette visite de travail s’inscrit dans une tournée d’envergure nationale touchant trois zones clés : le Grand Conakry, ainsi que les régions administratives de Kindia et de Mamou. L’objectif est ambitieux mais nécessaire : transformer un système souvent archaïque en un service public visible, fiable et accessible grâce aux outils numériques.
La délégation a été accueillie par le Président de la Délégation Spéciale de Matam, M. Badra Koné, entouré de son adjoint, Elhadj Mohamed Camara. Au cœur des échanges : l’harmonisation des données et la sécurisation des actes de naissance, de mariage et de décès.
L’état civil, « le cœur battant de la mairie »
Le Président de la Délégation Spéciale a profité de l’occasion pour rappeler que l’état civil ne se limite pas à la simple délivrance de documents, mais constitue le socle de la gouvernance locale. C’est une direction qui génère des ressources importantes, mais qui comporte également de nombreux enjeux sécuritaires et administratifs. Nous sommes pleinement conscients de ce que cela représente pour la commune et pour les citoyens », a-t-il affirmé avec conviction.
Les experts de la mission ont, de leur côté, insisté sur un point non négociable : la mise en place d’un système d’archivage moderne. La digitalisation ne peut réussir sans une sécurisation des données qui garantit la traçabilité et empêche toute falsification.
La séance s’est conclue par une série de recommandations concrètes visant à renforcer les capacités techniques des agents de la commune. Pour immortaliser cet engagement commun en faveur de la modernisation du service public, une photo de famille a réuni l’ensemble des acteurs, scellant ainsi ce partenariat entre l’État et la commune.

Fodé Camara pour avenirguinee.org



