Dans la paisible localité de Lolly, située à environ 15 kilomètres de la sous-préfecture de Marella, préfecture de Faranah, au cœur de la Guinée, un drame effroyable a plongé la communauté dans l’effroi. Ce vendredi 23 janvier 2026, vers le soir, alors que le soleil déclinait à l’horizon et que les ombres s’allongeaient sur les sentiers poussiéreux, une jeune femme d’une vingtaine d’années, Fatoumata Binta Diallo, mère dévouée de trois enfants, a été victime d’une agression d’une violence inouïe. Identifiée comme l’épouse d’un habitant local, elle a été attaquée à coups de machette par un homme du nom de Mamadou moussa Diallo âgé de 35 présenté comme l’oncle de son mari. Le présumé agresseur a pris la fuite immédiate vers la brousse environnante, laissant derrière lui une scène de chaos et de sang.
Lolly, cette petite localité, incarne le quotidien tranquille de nombreuses communautés guinéennes. Les habitants y mènent une vie rythmée par les tâches domestiques, l’agriculture de subsistance et les liens familiaux étroits. Mais ce soir-là, la routine a basculé dans l’horreur, transformant un simple déplacement au marigot en un calvaire mortel.
Selon les témoignages recueillis auprès des villageois et des proches de la victime, Fatoumata Binta Diallo s’était rendue seule au marigot voisin pour accomplir une corvée quotidienne.
Âgée d’à peine une vingtaine d’années, cette mère de famille a trois enfants sur les bras.
Après quelques instants passés à frotter le linge dans les eaux, l’oncle de son mari Mamadou moussa Diallo le présumé auteur, est apparu subitement dont les motivations restent pour l’heure énigmatiques. Sans préambule, il s’est approché d’elle et lui a demandé d’une voix : « Savez-vous où l’on peut trouver un arbre médicinal traditionnel ? » Fatoumata, surprise, a répondu simplement : « Non, je ne sais pas. » Soudain, elle s’est dirigée vers la route pour rallier la maison c’est ainsi, Mamadou moussa Diallo la surpris avec la machette en main puis lui a donné un premier coup de machette, ensuite 2ème coup sur la partie postérieure du cou et un troisième coup. Aussitôt elle ( Fatoumata binta Diallo) a perdu conscience avant de se retrouver dans un bain de sang, crier fort au secours pour demander de l’aide des villageois mais hélas ! c’est ainsi, son présumé agresseur Mamadou moussa Diallo a pris la fuite vers la brousse. Et reste pour l’instant introuvable selon nos informations.
Fatoumata Binta Diallo bénéficie actuellement d’une prise en charge adéquate à l’hôpital régional de Mamou.
Les médecins, confrontés à des blessures graves, lacérations profondes au cou, hémorragies internes potentielles et traumatismes multiples, luttent pour la sauver. À l’heure où nous écrivons ces lignes, son pronostic vital reste engagé, bien que les premières nouvelles soient encourageantes. Ses trois enfants, confiés à la famille élargie, attendent dans l’angoisse leur mère en larmes.
Des sources proches du dossier évoquent des antécédents familiaux tendus, sans pour autant préciser la nature exacte du mobile, querelle domestique, jalousie ou malentendu exacerbé ? Les villageois, eux, oscillent entre stupeur et colère contenue.
Ce fait divers tragique n’est pas isolé. Il met en lumière les vulnérabilités profondes des communautés rurales guinéennes, où les machettes, outils agricoles quotidiens, se muent trop souvent en armes létales. Les violences intrafamiliales, alimentées par des tensions liées à la pauvreté, aux terres ou aux mariages arrangés, gangrènent ces espaces. Fatoumata, comme tant d’autres femmes, paie le prix fort d’une société où l’accès à la justice est précaire et les marigots isolés deviennent des pièges mortels.
Ibrahima Kindia Soumah pour Avenirguinée.org



