Placés généralement sur les routes secondaires et tertiaires comme dispositifs de ralentissement, les dos-d’âne sont souvent installés dans les quartiers de la capitale par des professionnels ou parfois par de simples riverains. Leur objectif principal est de réduire le taux d’accidents et de sécuriser les enfants. Mais aujourd’hui, ces bosses sur la chaussée sont de plus en plus perçues par les conducteurs de deux et quatre roues comme une véritable source de problèmes, voire d’accidents.
Dans un micro-trottoir réalisé par la rédaction d’AvenirGuinnee ce mardi 20 janvier 2026, plusieurs chauffeurs ont donné leur point de vue sur la prolifération de ces ralentisseurs.

Rencontré sur la grande artère Touré Alhassane, un conducteur de voiture à basse garde au sol estime que ces dos-d’âne constituent un réel danger.
« C’est vrai qu’on ne doit pas conduire à vive allure, surtout dans les quartiers, pour éviter les dangers. Mais les dos-d’âne sont de vrais problèmes et parfois même des sources d’accidents.
Ils créent beaucoup de dégâts sur les engins, notamment au niveau des pneus et des moteurs, surtout pour les motos comme les KTM, les scooters et autres. Le plus grave, ce sont ceux qui sont faits par des amateurs dans les quartiers. Ils ne respectent aucun critère, et ce sont souvent des dos-d’âne très pointus », a-t-il déploré.
Même son de cloche du côté d’Abdoul Karim Camara, conducteur de moto-taxi.
« Moi, je n’aime pas les dos-d’âne. Parfois, tu roules tranquillement et tu te fais surprendre par un dos-d’âne mal placé. Même si tu ne vas pas vite, ça fait très mal au niveau des reins, et nos clients s’en plaignent souvent. Si ça ne tenait qu’à moi, on enlèverait tous ceux qui ne sont pas réalisés par des professionnels dans les quartiers », a-t-il confié.
À noter que ces ralentisseurs sont souvent installés à l’initiative des riverains, à l’issue de petites cotisations, notamment dans les quartiers très peuplés, dans le but de protéger les enfants contre les excès de vitesse.
Un objectif noble, certes, mais qui pose aujourd’hui la question de la normalisation et du contrôle de ces installations, afin de concilier sécurité routière et protection des usagers.
Sona Sylla pour avenirguinnee.org



