Ce qui s’est passé ce mardi 6 janvier est inhabituel. Pendant des heures, plusieurs utilisateurs du réseau Orange-Guinée ont été fortement impactés par cette panne brusque. Parmi eux, Aboubacar Sidiki Condé, jeune entrepreneur évoluant dans le numérique, Chief Executive Officier (CEO) d’Afric innovation technologie.
Trouvé dans son bureau avec toute son équipe dans des difficultés de travail, M. Condé a raconté son calvaire du jour avec désolation.
« En tant qu’entrepreneur évoluant dans le numérique, cet arrêt brutal a eu un impact direct, concret et mesurable sur mes activités », dit-il.
Dans la foulée, ce jeune entrepreneur a énuméré bon nombre d’activités qui ont été bouleversées durant cette interruption qu’il qualifie d’anormale.
« Avec la coupure du réseau :
– les réunions en ligne ont été annulées ou reportées,
– les échanges professionnels interrompus,
– les services numériques momentanément indisponibles,
– L’exécution impossible des instances pour nos clients,
– et certaines décisions stratégiques retardées, faute de communication ».
Plus loin, il dira que, « dans le numérique, le temps est une ressource critique. Chaque heure d’interruption représente une perte de productivité et parfois une perte financière ».
Au-delà des aspects techniques, cette situation affecte aussi :
– la crédibilité professionnelle vis-à-vis de partenaires internationaux,
– la continuité des services offerts aux clients,
– la capacité à respecter les délais, choses essentiels dans le secteur du numérique.
Pour notre interlocuteur, cette interruption doit être perçue comme une alerte stratégique. C’est pourquoi, selon lui, « l’Etat doit essayer de :
– renforcer les infrastructures télécoms nationales,
– encourager les entreprises à prévoir des plans de continuité numérique,
– diversifier les moyens de connexion,
– et surtout, à placer la sécurité et la souveraineté numériques au cœur des priorités nationales.
En tant qu’entrepreneur dans le numérique, cette coupure n’a pas seulement perturbé ma journée de travail, elle rappelle que le développement numérique de la Guinée dépend directement de la stabilité de ses réseaux de télécommunications », a placé notre interlocuteur.
En conclusion, Aboubacar Sidiki Condé a laissé entendre que, « si nous voulons bâtir une économie compétitive, inclusive et tournée vers l’avenir, la fiabilité du réseau doit devenir une priorité stratégique nationale ».
Dans un communiqué, la société de téléphonie Orange-Guinée a indiqué que « cette situation fait suite à un incident technique survenu ce mardi 6 janvier ».
AKT, pour avenirguinee.org



