Une grève des enseignants appelée par des structures syndicales a partiellement paralysé le système éducatif à Kindia ce lundi. Plusieurs écoles publiques ont fermé leurs portes, faute d’enseignants présents dans les salles de classe. Les élèves, arrivés tôt le matin, ont été contraints de rebrousser chemin devant des établissements totalement désertés.
Selon les premières informations recueillies sur place, les enseignants grévistes protestent contre des conditions de travail jugées difficiles ainsi que pour des revendications portant sur les primes et le traitement salarial. Cette situation a entraîné une interruption totale des cours dans de nombreuses écoles publiques de la ville.
En revanche, certains établissements privés notamment Jean Calvin et Selma ont été moins impactés par le mouvement et ont poursuivi leurs activités normalement. Ces écoles ont donc maintenu leurs programmes sans perturbation, créant un contraste saisissant avec la situation du secteur public.
Des élèves rencontrés devant le Lycée Général Lansana Conté de Kenendé ont exprimé leur inquiétude face à cette paralysie partielle du système scolaire. Plusieurs appellent à un dialogue rapide entre les syndicats d’enseignants et le ministère de l’Éducation afin de trouver une solution permettant une reprise effective des cours.

« Ça fait trois ans qu’on n’a pas eu de grève pouvant entraîner une perturbation des cours. Tout le monde saluait ce régime, mais on ne sait pas ce qui se passe à l’intérieur. Moi, je prépare le brevet, nous n’avons pas droit à l’erreur. Nous demandons au gouvernement et aux syndicats des enseignants de se retrouver pour sauver l’éducation et les enfants guinéens », a déclaré un élève sous couvert d’anonymat.
Pour l’heure, aucune date n’a été annoncée pour la fin de la grève, plongeant les élèves et les parents dans l’incertitude quant à la suite de l’année scolaire.
Depuis Kindia, Naby Moussa Sylla pour avenirguinee.org
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