Le mot d’ordre de grève lancé par l’intersyndicale guinéenne, notamment la FSPE et le SNE, a été observé dans certains établissements scolaires de la capitale ce lundi 1ᵉʳ décembre. La rédaction d’AvenirGuinee a effectué un constat dans certaines écoles publiques de Conakry.
À l’école primaire Kwame N’Krumah de Koloma, située dans la commune de Ratoma, l’atmosphère était morose. Seuls quelques élèves et encadreurs étaient présents.
Après cette première étape, notre équipe s’est rendue au collège-lycée Denis Galema Guilavogui, où un élève affirme qu’ils ont été libérés faute d’enseignants.
« Nous sommes venus le matin, la porte était ouverte comme d’habitude, mais nos professeurs ne sont pas venus. La direction nous a donc libérés », a confié ce lycéen sous anonymat.
Quant au lycée Bonfils, les premières heures de cours ont été assurées par quelques enseignants ayant répondu à l’appel, selon un élève rencontré sur les lieux.
« Le matin, on a fait cours, mais le professeur de chimie n’est pas venu. On nous a donc libérés. Seules les sciences sociales ont été dispensées parce que le professeur était présent », témoigne-t-il.
Cette grève intervient au moment où la campagne présidentielle vient d’être lancée. Si aucun consensus n’est trouvé rapidement entre les différentes parties, la situation pourrait-elle exposer les élèves à des tentatives de récupération ou de manipulation politique ?
Sona Sylla pour Avenirguinee.org



