Avenirguinee.org
  • Accueil
  • Politique
  • Interviews
  • Societe
  • Grands Dossiers
  • Publireportage
  • Culture
  • Sport
  • Contact
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
  • Interviews
  • Societe
  • Grands Dossiers
  • Publireportage
  • Culture
  • Sport
  • Contact
No Result
View All Result
Avenirguinee.org
No Result
View All Result
Home Societe

Bonfi : témoignage glaçant d’un rescapé des 400 jeunes partis pour l’Europe « C’était un voyage de l’enfer »

by avenirguinee
30 novembre 2025
in Societe
Bonfi : témoignage glaçant d’un rescapé des 400 jeunes partis pour l’Europe « C’était un voyage de l’enfer »

Après plusieurs jours de leur retour au pays, les jeunes rescapés du groupe de plus de 400 Guinéens bloqués en Mauritanie continuent de vivre un traumatisme profond. Ce dimanche, notre rédaction a rencontré certains d’entre eux, dont plusieurs sont malades, grièvement blessés, poignardés ou brûlés. Certains ne peuvent même plus s’asseoir. Parmi les victimes figuraient également des enfants âgés de 4 et 6 ans ainsi que des femmes en état de famille avancé.

Selon leur porte-parole, Ibrahima Sory Camara, venu de Kindia, chacun avait payé 15 millions de francs guinéens pour tenter ce voyage clandestin. Il raconte en détail le calvaire traversé.

« J’ai tout fait pour avoir 15 millions : j’ai même vendu des biens de mon père »

« Moi j’étais à Kindia, c’est grâce à une amie qui m’a parlé de ce programme. Elle m’a expliqué la situation, comme elle me voyait me battre trop. Elle m’a proposé qu’il y ait un convoi qui doit aller. Si je suis partant, de me préparer, on allait bouger ensemble. J’ai dit ok, pas de problème. Donc, j’ai tout fait pour avoir de l’argent, une somme de 15 millions que chacun doit verser pour l’inscription. L’inscription se faisait ici à Bonfi. Je n’avais pas les moyens, mais j’ai cherché partout. J’ai pris du crédit chez d’autres personnes. J’ai même vendu certains biens de mon père pour pouvoir participer. »

Il poursuit : « J’ai quitté Kindia le 25 octobre, je suis venu à Conakry. On a bougé d’ici le 26, direction la Gambie. On a fait quatre jours sur la route. De Gambie, on nous a embarqués dans une pirogue et on nous a amenés quelque part au beau milieu de la mer. On est restés là-bas quatre jours. Chaque jour, on amenait d’autres passagers pour augmenter le nombre. On était plus de 400 personnes dans une pirogue. »

« Des morts par faim, soif et fatigue. Les corps étaient jetés à la mer »

À LIRE AUSSI

Tension à Cellcom-Guinée : Plus de 200 travailleurs sans salaire, le syndicat monte au créneau

Dernière minute : la Mairie de Matam engage de nouvelles actions pour sécuriser le marché de Madina

Le récit devient encore plus effroyable : « Le premier jour, un sachet d’eau était utilisé par 5 personnes. Le deuxième jour, par 6 personnes. Le septième jour, par 8 personnes. Les gens avaient trop soif, trop faim, trop fatigué. Quand tu cries, ils prennent un liquide, ils jettent sur toi : tu deviens inconscient pendant 1h30. Si tu ne te réveilles pas dans ce temps, ils disent que tu es mort et ils te jettent dans la mer. Ils nous frappaient aussi. Il y avait des morts. Beaucoup. On ne pouvait pas garder les corps pendant trois jours. Alors ils les jetaient. On est retournés vers la Mauritanie, parce que c’était la terre la plus proche. »

« Sur 400 passagers, seuls 220 sont revenus vivants »

À la question du nombre total de passagers, il répond : « En tout, nous étions plus de 400 et quelques personnes. Mais seulement 220 sont revenus vivants. Les autres, plus de 180, sont tous morts. Tous Guinéens. Certains venaient de Boffa, Kankan, Labé, Forécariah, la Forêt, ainsi de suite. Deux jours après notre arrivée en Mauritanie, trois autres sont encore morts à l’hôpital. »

Il regrette également qu’une jeune fille dans le coma soit décédée après leur départ.

« Les capitaines étaient armés de machettes. Pas de bagarre, mais des cris et des pleurs »

« Non, il n’y a pas eu de bagarres. On nous a appris que le capitaine jetait les gens. Les capitaines sénégalais et mauritaniens étaient armés de machettes, je confirme. Les enfants pleuraient, réclamaient à manger, réclamaient de l’eau. On venait, on jetait un liquide sur les gens. Certains devenaient inconscients pendant 30 minutes, une heure. Si tu ne te réveilles pas, on te jette dans la mer. »

« Nous sommes tous malades »

Sur leur état de santé : « Nous sommes tous malades. Vous voyez ce monsieur : il était avec son enfant de 6 ans. Il a été plusieurs fois poignardé sur les fesses, il ne peut pas s’asseoir. Sa situation est très compliquée. Il faut que l’État nous aide à nous soigner. »

« Nous sommes revenus grâce à nos parents et au gouvernement. Nous avons payé chacun 2 millions pour le retour. »

« Je regrette ce voyage. C’était un voyage de l’enfer »

« Moi, aujourd’hui, personnellement, je regrette. Si je savais, je n’allais pas effectuer ce voyage. C’est un voyage de l’enfer. Si je vois un jeune candidat pour faire ce voyage, je lui conseillerais de ne pas y aller. Sur le terrain, c’est l’enfer sans porte de sortie. Si ce n’est pas par la voie normale, ce n’est pas bon. »

« Nous demandons à l’État et à l’ambassade de France de nous aider »

« Il n’y a pas de conditions pour la jeunesse de rester au pays. Moi, je suis menuisier. Quand tu as un contrat, tu gagnes 1,5 million pour un mois ou deux mois. Après, tu restes encore des semaines sans rien. Nous demandons à l’État de nous venir en aide.Notre rêve, c’était d’aller en France. Nous voulons une insertion sociale. On a été trompés par un réseau ici à Bonfi. Celui qui dirigeait ce réseau, son numéro ne passe plus. Nous avons dépensé beaucoup d’argent. L’objectif n’a pas été atteint. L’État n’a qu’à nous aider. Il n’y a pas d’autre choix », a-t-il laissé entendre.

A suivre…

Ibrahima Sory Camara & Sona Sylla pour avenirguinee.org

621 26 99 81

ShareTweetShareSend

Related Posts

Tension à Cellcom-Guinée : Plus de 200 travailleurs sans salaire, le syndicat monte au créneau
Societe

Tension à Cellcom-Guinée : Plus de 200 travailleurs sans salaire, le syndicat monte au créneau

4 décembre 2025
Dernière minute : la Mairie de Matam engage de nouvelles actions pour sécuriser le marché de Madina
Societe

Dernière minute : la Mairie de Matam engage de nouvelles actions pour sécuriser le marché de Madina

4 décembre 2025
Poursuivis pour détournement de fonds, les anciens DG et DGA des Douanes remis en liberté !
Societe

Poursuivis pour détournement de fonds, les anciens DG et DGA des Douanes remis en liberté !

4 décembre 2025

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.

No Result
View All Result

Category

  • Afrique
  • Business
  • Communiqués
  • Culture
  • DIASPORA
  • Economie
  • Education
  • Faits divers
  • Grands Dossiers
  • Interviews
  • Justice
  • Lifestyle
  • Médias
  • Monde
  • National
  • News
  • Opinion
  • Politics
  • Politique
  • Publireportage
  • Societe
  • SOS
  • Sport
  • Sports
  • Travel
  • Tribune
  • Uncategorized
  • World
  • Contact

Tous droits réservés Avenir Guinée 2022

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
  • Interviews
  • Societe
  • Grands Dossiers
  • Publireportage
  • Culture
  • Sport
  • Contact

Tous droits réservés Avenir Guinée 2022