Depuis quelque temps, la population de Conakry constate le manque de poubelles publiques, notamment le long de l’Autoroute Fidel Castro et du Prince. Ces poubelles permettaient aux citoyens de déposer librement leurs ordures, qui étaient ensuite collectées par les camions de ramassage pour être transportées vers les dépotoirs.
Mais pourquoi ces poubelles ont-elles disparu ? Quelles mesures sont désormais prises pour la gestion des déchets ménagers ? Ces questions ont été posées récemment au Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Assainissement et de la Salubrité Publique (ANASP), M. Mamoudou Diane, lors d’une conférence de presse à Conakry.
Selon lui : « Les petits bacs installés le long des artères constituaient une très mauvaise décision pour trois raisons. La première est une question de justice : quelqu’un qui habite le long des artères, que ce soit sur le Prince ou l’autoroute, et qui réside dans un immeuble, a un niveau de vie plus élevé que celui qui vit dans une simple concession. Dans ce cas, on le pousse à s’abonner alors qu’on laisse les autres de côté, ce qui constitue une double mesure inéquitable.
Deuxièmement, lorsque le bac est enlevé, certains continuent à jeter leurs déchets sans contrôle, ce qui est problématique.
Troisièmement, tout service se paie, que ce soit l’électricité, l’eau ou la propriété ; il en va de même pour la gestion des déchets. Partout dans le monde, on fonctionne sur le principe d’un abonnement. Aujourd’hui, nous travaillons avec les PME pour établir une véritable cartographie afin que chaque secteur ait une PME en charge, en étroite collaboration avec les responsables de quartier, qui assureront la mise en relation des citoyens avec ces PME », a-t-il expliqué.
Et de poursuivre, : « Il y a deux semaines, nous avons audité les PME. Le constat est que certaines ont obtenu des autorisations sans répondre à tous les critères, et nous voulons que cela change. Quelle est votre capacité logistique ? Combien de tricycles possédez-vous ? Il faut disposer d’une capacité financière et technique, ainsi que d’une volonté de recruter, car ces PME manquent encore de professionnalisation. Beaucoup de leurs travailleurs viennent de Lyon. Ce n’est pas interdit, mais ont-ils le même amour pour ce pays ? », s’interroge le DG de l’ANASP.
Au cours de cette rencontre avec la presse, il a également presenté le bilan de ses 100 jours à la tête de cette direction.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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