Du 12 août au 26 novembre 2025, cela fait 100 jours d’exercice à la tête de la Direction générale de l’Agence Nationale d’Assainissement et de la Salubrité Publique (ANASP).
Quelles sont les activités réalisées et quelles sont celles en cours ? Ce sont ces questions qui étaient au centre des échanges ce mercredi, à la direction générale de l’ANASP.
Dans sa communication devant les cadres, le Directeur général Mamoudou Diane a d’abord salué le Président de la République, Mamadi Doumbouya, pour la confiance placée en lui :
« C’est-à-dire tout ce qui a été fait en 100 jours suite à ma nomination par Son Excellence le Président de la République, Mamadi Doumbouya, à la tête de l’ANASP. Cette nomination est intervenue le 5 août et j’ai pris fonction le 12 août. Donc, là, ça fait 100 jours. »
Il poursuit : « Je suis venu, j’ai trouvé des projets que je n’ai pas élaborés personnellement et il était question de mettre en exécution un budget que je n’ai pas programmé. Cela nécessite beaucoup de travail et de réflexion pour adapter la vision de Son Excellence à ce qui avait été planifié. »
Il cite alors les principales réalisations, précisant que la liste n’est pas exhaustive :
-Construction de deux stations de boues de vidange, une nouveauté dans le pays.
La première station, située à Sonfonia, a été réceptionnée la semaine dernière. Elle est désormais opérationnelle et un appel à candidature est lancé pour sa gestion.
Réhabilitation du garage de camions à Coronthie :
Avant, les camions étaient garés dans les rues et concessions. Le nouveau garage, doté de deux pompes à carburant, permettra de lutter contre le vol de carburant et les risques d’endommagement des engins.
-Inauguration d’une zone de tri et de transit à Dubréka, financée par ENABEL, les États-Unis et l’Union européenne dans le cadre du programme SANITA 2.
-Acquisition de dix nouveaux camions, ajoutés aux 64 existants, portant la flotte à 74 camions et 5 tractopelles.
-Lancement des études environnementales et sociales du premier centre d’enfouissement technique du pays, à Kouria (Baritonie). Ces études, confiées à ARTELIA, mobilisent une cinquantaine d’experts.
-Dotation des communes d’une trentaine de bacs à ordures, très sollicités car servant de points de regroupement.
-Recrutement, formation et déploiement des antennes régionales pour couvrir l’ensemble du territoire national.
-Élaboration d’un manuel de procédures et d’un règlement d’hygiène et de salubrité, destiné à servir de cadre juridique et coercitif.
Renforcement des capacités :
-Voyage d’études au Nord de la France (Lille) pour les cadres de l’ANASP.
-Voyage d’études au Bénin pour 17 cadres issus des communes, services techniques et ministères.
Déploiement des responsables d’appui-conseil dans les communes de Conakry, dotés de motos et d’ingénieurs pour appuyer les quartiers, signaler les incivilités et coordonner avec la police et les acteurs locaux.
Le DG a ensuite évoqué les perspectives : « Ce secteur va sortir de l’ornière avec l’engagement de la direction générale, la motivation et le leadership du ministre de l’Agriculture et des Hydrocarbures, et la clairvoyance de Son Excellence le Président de la République. »
Il a annoncé plus loin la : « Généralisation du système de contrôle GPS sur les camions, ce qui permettra de passer de 2 rotations à 5 ou 6 par jour.
-Évacuation actuelle de 1 200 tonnes d’ordures par jour, un chiffre amené à augmenter avec les nouvelles méthodes.
-Ciblage de huit villes de l’intérieur pour abriter les prochaines stations de boues de vidange à partir de 2026, mettant fin aux dépotages à ciel ouvert.
-Renforcement de la sensibilisation des populations, car plus de 80 % des maladies dans le pays sont liées aux ordures, aux moustiques et à la pollution hydrique. C’est une question de santé publique. Le Président y tient particulièrement. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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