Les discussions entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation ont repris ce mardi 25 novembre 2025 au ministère de la Fonction publique. Au centre des échanges : la signature du statut particulier des enseignants, un point majeur qui continue de diviser les deux parties.
Engagées dès 14 heures, les négociations se sont prolongées tard dans la nuit. Ce n’est qu’aux environs de 00h50 que la rencontre a pris fin, sans accord autour du point principal.
À la sortie des travaux, le porte-parole de l’intersyndicale, Aboubac Diesto Camara, s’est adressé à la presse.
Il parle d’une journée « difficile », marquée par de longues heures de discussions : « C’était une journée vraiment éprouvante. Depuis 14h, nous étions dans les locaux du ministère de la Fonction publique. Les travaux ont porté sur les grades et les échelons des enseignants dans les trois départements de l’éducation. Ce n’est qu’à partir de minuit que nous avons obtenu une solution sur ce volet. Mais concernant les autres points, aucune avancée majeure n’a été enregistrée. »
Selon lui, à la demande de l’équipe de médiation, les discussions reprendront vendredi prochain, puis mardi, afin d’examiner en profondeur les autres points de revendication.
Poursuivant, Aboubac Diesto Camara a lancé un message à l’endroit des enseignants :
« Nous comprenons leurs préoccupations. Le statut particulier comporte plusieurs pages, chacune avec ses réalités. Plus nous avançons, plus nous découvrons de nouvelles contraintes. Nous demandons aux enseignants de rester sereins. L’intersyndicale est mobilisée et déterminée à aller jusqu’au bout. »
Il a par ailleurs invité tous les enseignants à se mobiliser ce jeudi à la Bourse du travail, où des explications détaillées leur seront fournies. La base décidera alors de la conduite à tenir.
Les négociations reprendront donc sous haute tension, alors que le blocage autour du statut particulier des enseignants persiste.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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