Le litige opposant M. Sambou Sylla aux responsables du Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG) est loin de connaître son dénouement. L’ouverture du procès, prévue ce vendredi 14 novembre au Tribunal du Travail, a une nouvelle fois été reportée au 21 novembre prochain, faute de comparution de la Direction générale du Centre et de son conseil juridique.
Ce second renvoi, motivé par les mêmes raisons que le premier, ralentit considérablement la procédure judiciaire. Pour la partie civile, cette attitude traduit un manque de considération envers l’institution judiciaire. Elle estime que ces absences répétées constituent une manœuvre dilatoire susceptible d’entraîner de lourdes conséquences pour le CCFG.
« Quand il y a un tel litige, on envoie le courrier dans un premier temps. Elle l’a reçu, mais n’a fait aucun signe pouvant faciliter le procès. La preuve, elle ne s’est pas présentée aujourd’hui. Donc l’affaire est renvoyée au 21 novembre… Ce qui veut dire qu’à partir du 21, si elle ne se présente pas, on m’informe que la voie est ouverte : on saisira les avoirs du Centre culturel en attendant de me rétablir dans mes droits. Tant que je ne serai pas rétabli, ils devront payer. Et s’ils ne peuvent pas payer le montant, il y a les préjudices à réparer, et ça, ce sont mes avocats qui en feront le calcul », a déclaré M. Sylla à l’issue de l’audience manquée.
Une audience décisive en perspective
D’ici au 21 novembre, les avocats de la partie civile procéderont de nouveau à la notification formelle de comparution. En cas de nouvelle défaillance des responsables du CCFG, le juge pourrait être amené à statuer par délibéré, ouvrant ainsi la voie à des mesures coercitives, dont la saisie des avoirs de l’institution.
Pour rappel, Sambou Sylla, ancien responsable administratif et financier du Centre, avait vu son contrat résilié le 4 septembre dernier pour participation à une grève déclenchée le 4 mai 2025. Ce mouvement visait à réclamer une augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail. Devant le Tribunal du Travail, il réclame aujourd’hui 251 millions GNF au titre d’indemnisation.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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