À la faveur de la fête de l’indépendance nationale, le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a gracié 529 détenus sur l’ensemble du territoire national à travers deux décrets.
Après l’obtention de cette grâce, un stage d’encadrement civique de 30 à 45 jours a été accordé à ces anciens détenus dans un camp militaire. Alors que certains observateurs s’interrogeaient sur les motivations réelles de cette formation, le Ministre Secrétaire général et porte-parole de la Présidence de la République, le Général Amara Camara, a apporté des éclaircissements lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 19 octobre 2026.
Dans son intervention, le porte-parole de la Présidence a tenu à préciser le sens de cette mesure : « Derrière cette grâce, il faut retenir qu’elle n’est pas un oubli. Cela ne remet en cause ni les décisions de justice, ni les droits des victimes, notamment concernant la réparation. En posant cet acte, le Chef de l’État a voulu faire preuve de clémence, mais d’une clémence responsable. C’est tout le sens de l’article 2 des deux décrets, qui stipule que le bénéfice de la grâce est subordonné à l’accomplissement d’un stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion. Il est fondamental d’offrir un accompagnement à ceux qui quittent le milieu carcéral. »
Poursuivant sa démonstration, le Général Amara Camara a détaillé les trois objectifs majeurs de ce programme : « Pourquoi ce stage ? Pour trois raisons essentielles. Premièrement, les sorties de prison constituent des moments de grande fragilité pour les anciens détenus. À leur libération, ils manquent souvent de repères et de ressources, et les familles ne sont pas toujours prêtes à les accueillir. Ce stage leur permet de vivre cette transition dans des conditions favorables. Il s’agit de les protéger, et en les protégeant, nous protégeons également notre société.
Deuxièmement, la citoyenneté s’apprend tout au long de la vie, mais elle peut aussi se réapprendre. Un programme de formation a été conçu conjointement par le ministère de la Justice et celui de la Défense. Je salue d’ailleurs le travail remarquable effectué sur le terrain à Sonfoniah, où le stage se déroule très bien et suscite une grande satisfaction chez les bénéficiaires.
Enfin, la troisième raison est la préparation à la réinsertion. Ce stage facilite le retour en famille, au sein de la communauté et dans la vie professionnelle. Il sera sanctionné par une attestation prouvant que la personne a franchi cette étape et qu’elle ne représente plus un danger pour la société. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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