Dans la dynamique de rehausser le niveau d’apprentissage et d’adapter les élèves au numérique, le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, en collaboration avec le ministère des Postes et Télécommunications, a procédé ce mercredi 5 novembre au lancement officiel du projet de connectivité des écoles primaires publiques de Guinée.
La cérémonie, présidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, s’est tenue dans la salle de congrès du Palais du peuple en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Dans son allocution, Jean Paul Cedy, ministre en charge de l’Éducation nationale, a salué cette initiative, qu’il considère comme une avancée majeure dans la modernisation du système éducatif guinéen.
« C’est un petit pas pour les hommes, mais un grand pas pour l’humanité », a-t-il déclaré, citant Neil Armstrong.
Le ministre a ensuite souligné les nombreuses opportunités que ce projet offre aux jeunes guinéens : « Cette vision ambitieuse, traduite dans les actes de gouvernance de la transition, prône une école ouverte sur le monde, capable d’offrir à chaque enfant de Guinée, où qu’il se trouve, les mêmes chances d’accès au savoir et à la modernité. Le projet que nous lançons aujourd’hui, le projet Giga, est un projet mondial. Il vise à interconnecter l’ensemble des écoles du monde. C’est l’objectif final. »
De son côté, Rose Pola Pricemou, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, a insisté sur la dimension inclusive du numérique, qui ne doit plus être un luxe réservé à une élite.
« Ce que nous présentons aujourd’hui va au-delà d’un simple projet de fibre optique ou de connectivité. C’est la matérialisation d’un engagement collectif : faire du numérique un levier d’équité et d’égalité des chances pour chaque enfant de Guinée. Le numérique ne doit pas être un privilège réservé aux grandes villes, mais un outil d’accès universel au savoir », a-t-elle martelé.
Prenant la parole à son tour, le Premier ministre Amadou Oury Bah a annoncé que plusieurs établissements scolaires bénéficient déjà de cette interconnexion.
« C’est vrai, il y a 585 écoles qui sont déjà connectées. Nous projetons très rapidement d’en connecter 2 200, aussi bien dans les villes que dans les campagnes et les villages. C’est un événement formidable », a-t-il affirmé.
Toutefois, cette initiative suscite un débat : est-ce le bon moment d’adapter un tel projet dans le système éducatif guinéen, alors que, dans certaines zones de l’intérieur du pays, des élèves continuent d’étudier à même le sol faute d’infrastructures adéquates ?

Sona Sylla pour avenirguinee.org



