Les autorités éducatives de Mamou ont annoncé, ce mercredi 29 octobre 2025, une mesure exceptionnelle qui suscite de vives réactions dans la région. Tous les établissements scolaires de la préfecture resteront fermés ce jeudi 30 octobre.
Selon les informations recueillies, cette décision s’inscrit dans une dynamique nationale visant à encourager élèves, enseignants et citoyens à exprimer leur soutien à la candidature du président Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025.
Cette suspension temporaire des cours intervient dans un contexte marqué par une forte mobilisation politique autour du scrutin à venir. Les autorités justifient cette initiative par la volonté de « renforcer l’engagement civique » et de « fédérer toutes les forces vives du pays autour du projet présidentiel ».
Mais sur le terrain, la mesure ne fait pas l’unanimité. Si certains y voient un acte de patriotisme et de solidarité nationale, d’autres s’inquiètent de ses conséquences sur le calendrier scolaire et la régularité de l’année académique. Des parents d’élèves et enseignants estiment que « la politique ne devrait pas interférer avec le droit à l’éducation », tandis que d’autres saluent « un geste symbolique pour l’unité nationale ».
Cette fermeture soulève ainsi plusieurs interrogations : comment concilier le devoir civique et le droit à l’éducation ? Quelle place accorder à la dimension politique dans un système éducatif censé rester neutre, tout en favorisant la participation citoyenne ?
À Mamou, ville carrefour au centre du pays, la population semble partagée entre enthousiasme et réserve. Les jours à venir permettront sans doute de mesurer l’impact réel de cette initiative sur la communauté éducative et sur la mobilisation nationale autour de l’échéance électorale de décembre.
Mamou, Ibrahima Kindia Soumah pour Avenirguinee.org



