Ce lundi 1er septembre, une formation initiée par Sansi et financée par l’ONFPP a débuté à Conakry pour dix jours de partage. Sous le leadership d’Ibrahima Cheik Alpha, plus de 50 jeunes seront outillés à la photographie d’expression grâce à Yann Paterne Tohon, expert en photographie.
Le coup d’envoi a été donné par M. Mohamed Lamine Keïta, directeur général de l’ONFPP, entouré notamment de Mme Marie Boiro Somparé, directrice générale de l’ONPA (Office National de Promotion de l’Artisanat), de M. Amara Traoré, directeur général de l’Office National du Cinéma, de la Vidéo et de l’Image (ONACIG), ainsi que de M. Noël Lamah, directeur général adjoint du Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FODAC).
Mohamed Lamine Keïta a déclaré : « L’importance de cette formation, c’est que nous sommes déjà dans le perfectionnement. Nous formons des personnes qui ont déjà un métier, mais nous améliorons aussi leur quotidien en les aidant à se perfectionner et à monter en compétences pour devenir autonomes et renforcer leur capacité d’insertion socio-professionnelle. C’est l’un des objectifs de l’ONFPP : déployer la politique du gouvernement en matière de formation continue et d’employabilité des jeunes apprenants dans leur catégorie socio-professionnelle. »
Poursuivant, le directeur général a ajouté : « L’ONG répond à notre appel dans la mesure où elle apporte des idées innovantes. Ce que vous nous proposez actuellement est un métier d’avenir, qui attire de nombreux jeunes, et qui leur permettra d’acquérir une formation menant à l’autonomie et à l’auto-emploi.À l’issue de la formation, nous espérons voir des jeunes ayant acquis une compétence suffisante auprès de leurs formateurs pour, premièrement, pouvoir transmettre ce savoir à d’autres, et deuxièmement, monter des structures leur permettant de subvenir à leurs besoins et de s’installer à leur propre compte. »
De son côté, Amara Traoré, directeur général de l’ONACIG, a déclaré : « Nous allons avoir des photographes professionnalisés qui vont sortir de cette formation, mais aussi prêts à être entrepreneurs. Aujourd’hui en Guinée, des métiers comme la photographie sont souvent des passions, mais peu professionnalisés. Nous, en tant qu’office chargé de promouvoir la photographie, de former dans ce domaine et de faire des photographes les piliers de notre identité culturelle, avons jugé essentiel d’accompagner cette initiative. »
Toujours dans le même esprit, Amara Traoré a poursuivi : « C’est vrai qu’au départ, nous étions un peu en retrait, car nous préparions la Journée mondiale de la photographie, le 19 août. Aujourd’hui, nous nous impliquons pleinement afin que cela soit un “réel succès”. J’en profite pour vous dire que très bientôt, une compétition de photographie aura lieu. La formation actuelle est donc d’une importance capitale. Nous demandons aux photographes de se mettre en règle sur le plan administratif, car le bureau de la direction des fonds d’appui a rappelé que des possibilités d’accompagnement existent, mais nécessitent le respect des règles. »
Pour sa part, Cheik Alpha Ibrahima, directeur exécutif de l’incubateur, a précisé : « Il s’agit d’une formation regroupant 55 entreprises de photographie, sur le thème allant de la photoprestation à la photographie d’expression. L’ambition de ce renforcement de capacités est de permettre aux photographes guinéens d’acquérir de nouvelles compétences, d’élever leur niveau en termes de production d’images de qualité, mais aussi de les amener à penser comme des entrepreneurs évoluant dans les industries culturelles et créatives. La formation va se tenir sur dix jours, de manière intensive. »
Portant ce projet, Cheik Alpha Ibrahima ajoute : « Il y aura au maximum deux jours de cours théoriques ; tout le reste sera consacré à la pratique. Nous sommes actuellement en négociation avec quatre entreprises pour voir dans quelle mesure elles peuvent accueillir certains bénéficiaires en stage. Nous cherchons également à les associer à certains événements en tant que bénévoles photographes, afin qu’ils puissent peaufiner leurs pratiques.
Enfin, nous réfléchissons à un format d’exposition des cinq photos produites par chaque bénéficiaire à la fin de la formation. L’objectif est que ces photographes soient évalués à travers une série de cinq clichés racontant une histoire ou illustrant un fait. »
Alsény Savané pour avenirguinee.org
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