Ce mercredi 09 avril, lors du procès en appel de l’homme politique Aliou Bah, accusé d’offense et de diffamation contre le Chef de l’État via un système informatique, la défense a fermement rejeté la demande du ministère public d’ordonner un huis-clos. Fallou Doumbouya, représentant du ministère public, a justifié cette demande par le besoin d’assurer la sérénité des débats, suite à des enregistrements des premières audiences diffusés sur les réseaux sociaux, et un incident où un procureur a été attaqué.
Cependant, les avocats de la défense ont qualifié cette demande de « prétentieuse », rappelant qu’aucun procès pour offense au Chef de l’État n’a jamais été tenu à huis-clos. Ils ont affirmé que si le procès avait été médiatisé comme ils l’avaient proposé, ces incidents n’auraient pas eu lieu. Selon eux, il n’y a aucun risque de trouble à l’ordre public et ont insisté pour que le procès soit transparent et médiatisé. Elle a ensuite demandé au juge d’autoriser la médiatisation de ce procès.
Après avoir analysé les demandes formulées par les deux parties, le juge a rejeté celle de la défense, ordonnant la poursuite de l’audience le 16 avril prochain.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



