L’explosion du dépôt d’hydrocarbures qui s’est déclarée dans la nuit du dimanche au lundi 18 décembre à Kaloum, a entraîné la hausse du prix de l’essence dans le marché noir. Cela intervient après la décision du gouvernement de fermer les stations-services.
Dans la commune de Matoto, un litre d’essence se vend entre 25 à 30 000 francs guinéens au marché noir.
Plusieurs conducteurs de motos et de véhicules interrogés par la rédaction d’avenirguinee.org ce mardi 19 décembre 2023, disent être surpris par la fermeture des stations.
Selon ce conducteur de taxi du nom d’Almany Soumah, 90% des véhicules de transport sont garés.
« Le travail est au ralenti, les stations sont fermées, et l’essence se vend en cachette jusqu’à 25.000fg. La fermeture des stations nous a surpris. Si on ne vend pas à la station, le chauffeur ne peut se permettre de circuler. C’est ceux qui ont un peu de réserve de gasoil ou d’essence qui sont en mouvement aujourd’hui. Il y a seulement quelques personnes qui se déplacent de quartiers en quartiers mais 90 % des véhicules de transport sont garés pour faute de carburant. Le prix du transport a augmenté », souligne ce chauffeur.
Ibrahima Sylla, chauffeur de taxi moto, s’est exprimé également sur les difficultés qu’ils rencontrent.
« Le manque de carburant que nous avons observé nous a surpris. On pouvait prendre des dispositions si on était informé. Je suis sans mot de voir le manque de carburant dans l’immédiat. Il y a beaucoup d’inquiétudes dans le transport aujourd’hui. Pour le moment, il est difficile pour moi parce qu’un litre se vend maintenant au marché noir à 25 à 30 000 francs. Donc, il est difficile de dire à quelqu’un de réduire le transport. Quand il achète un litre à 25 000 francs, combien il peut gagner ? La situation est dans les mains de l’État. Il est au-dessus de tout le monde ».
Ce gérant d’une station-service qui a préféré garder l’anonymat, martèle qu’il y a l’essence mais que l’ordre est venu d’en plus haut pour l’arrêt du service.
« Il y a de l’essence dans notre station, mais nous avons reçu le message de la SONAP de ne pas vendre d’essence. Chaque station d’essence est contrôlée par un agent de sécurité ou de force de défense », a-t-il dit.
Bintou Camara pour avenirguinee.org 628 62 09 34



