En plus des centaines de milliers de jeunes diplômés sans emploi, les jeunes qui vivent dans les milieux ruraux à travers le pays sont aussi confrontés au même problème.
Dans la sous-préfecture de Pilimini, relevant de la préfecture de Koubia, le directeur sous-préfectoral de la jeunesse (DSPJ), au cours d’un entretien qu’il a accordé à notre correspondant régional, se dit être préoccupé par cette situation. C’est pourquoi, il appelle les autorités à faire face à cette réalité mais aussi d’appuyer les structures de jeunesse qui évoluent notamment à l’intérieur du pays.

Dans ses explications, Bah kadjaliou commence tout d’abord par citer quelques actions menées par les jeunes de sa localité dans le cadre du développement.
« La jeunesse est là et elle s’active pour le développement de Pilimini. On est en train de mener des activités de reboisement, on se mobilise également pour réparer les points critiques de nos routes en même temps on organise des tournois de football, des soirées dansantes », dit-il.
Poursuivant, notre interlocuteur nous parle des difficultés rencontrées par les jeunes de sa localité.
« Les difficultés que la jeunesse rencontre sont liées au manque de travail dans les villages. Rester ici alors que tu n’as pas une boutique ou en tout cas une source de revenu n’est pas facile. Il n’y a pas d’emplois. Parfois, c’est lors des campagnes de vaccination qu’on associe certains jeunes qui vont se rendre dans les villages pour vacciner. Et à l’issue de ça, ils vont gagner un peu d’argent », ajoute-il.
En outre, le DSPJ de Pilimini demande aux autorités guinéennes de faire face à ce problème afin de réconforter ces jeunes qui vivent dans des conditions intenables.
« Nous avons quelques lieux de loisirs notamment un terrain de football clôturé où on invite des artistes. Et, lors des compétitions sportives, on gagne quelques revenus. A part ça, il n’y a rien. C’est pourquoi, nous demandons aux autorités de nous aider. Dans les villages, la jeunesse est oubliée. On souhaite également que le ministère de la jeunesse vienne en aide à ses représentants dans les différentes localités. Nous avons une dizaine de districts mais, je n’ai même pas une moto. Pourtant, on nous invite à chaque fois dans les villages et on doit y aller », lance Bah Kadjaliou, le DSPJ de Pilimini.
De Labé, Moussa dieng pour avenirguinée.org



