Après 5 ans de lutte pour la défense des droits des enseignants guinéens, et contre les fraudes lors des examens nationaux, le Syndicat National de l’Education (SNE) a organisé ce vendredi, 1er décembre, son 2ème congrès pour renouveler son bureau exécutif.
« Rôles et responsabilités du syndicat dans la transformation de l’éducation en Guinée », c’était le thème de cette rencontre tenue dans la salle Malick Condé de l’université Kofi Annan de Guinée.
Elle a connu la présence de plusieurs représentants des structures syndicales dont le SLECG, l’USTG, la FESABAG, le SENASUR, la CNTG, la FESATEL, le DCE de Ratoma et les congressistes venus de tous les horizons.
Dans son allocution de circonstance, Abdoulaye Camara, secrétaire général de l’USTG, a salué le courage du bureau sortant pour la tenue de ce congrès.
« Nous savons d’avance que le SNE, par la clarté de ses textes et l’obédience de ses cadres, est une structure sérieuse sur laquelle nous pouvons compter pour le rayonnement de notre Centrale Syndicale et pour la réussite des projets et programmes initiés par le mouvement syndical guinéen, dans l’objectif de défendre les intérêts légitimes et légaux des travailleurs de notre cher pays… Notre satisfaction est encore à son comble quand nous observons que cette décision d’aller au congrès a été prise suite à l’expiration du mandat… », dit-il.
À l’issue du vote, Michel Pépé Balamou est réélu par la majorité des congressistes pour un mandat de 5 ans. Dans son discours, le nouveau SG est revenu sur quelques luttes auxquelles sa structure a participé pour la défense de l’intérêt des enseignants.
« Pendant cinq (5) ans, nous avons bataillé dur sans moyen financier. Mais, avec l’accompagnement des centrales syndicales de l’USTG et autres, nous avons pu faire ce que nous avons pu faire. Et, en première position, nous avons été signataires du protocole d’accord en date du mardi 20 janvier 2020, instituant pour la 1ere fois en République de Guinée, les primes d’incitations qui varient de 450.000 fg à Conakry 600.000 fg dans les capitales régionales, 750.000 fg, des chefs lieu des préfectures, 1 million pour les chefs lieu des sous-préfectures et 1.300.000 pour les chefs lieu des districts et villages. Et, depuis 2018, nous sommes aux côtés des enseignants contractuels qui ont souffert de nos martyres avec qui nous avons passé des nuits blanches, des prisons… pour que nous arrivions aujourd’hui à leur prise en charge en tant que contractuels communaux, et jusqu’en fasse l’identification pour leur engagement à la fonction publique locale avec à la clé une évaluation en pratique de classes… ».
Sur les défis à relever, il compte avec son équipe actualiser le statut particulier de l’éducation.
« Chers camarades, notre combat futur va être la réactualisation du statut particulier de l’éducation. Il faut le réactualiser pour l’adapter à nos réalités. L’autre aspect qu’on va avoir, c’est la formation des formateurs. Le syndicat n’est pas seulement les revendications, le syndicat lutte pour que le travail soit amélioré. Voilà autant de défis que nous allons relever ».
A noter que ce nouveau bureau est composé de 55 membres.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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