À l’instar des autres pays membres de l’Union africaine, la Guinée a célébré ce lundi 10 août 2026 la Journée africaine de la décentralisation, du développement local et de l’état civil. Dans la commune de Matoto, cette journée a été mise à profit pour sensibiliser les populations au rôle essentiel de chaque service au sein des collectivités locales. Le maire a officiellement lancé les activités en présence des conseillers communaux, des chefs de quartier et des leaders religieux.
Prenant la parole au nom du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Mamadou Salifou Diallo a souligné les orientations stratégiques du gouvernement : « Notre ambition est claire : faire de nos collectivités décentralisées de véritables acteurs du développement local, capables d’identifier les besoins des populations, de planifier les investissements, de mobiliser les ressources disponibles et d’assurer efficacement les services essentiels. Le développement local ne doit plus être considéré comme une simple déclinaison des politiques sectorielles, mais comme un véritable levier de transformation économique, sociale et territoriale. »
Il a également rappelé la complémentarité entre l’administration de proximité et la gestion administrative de la population : « La décentralisation et l’état civil ont un objectif commun : rapprocher l’administration du citoyen et renforcer la confiance entre l’État et les populations. Une commune ne peut planifier efficacement son développement sans disposer de données fiables sur sa population. De la même manière, un système d’état civil universel, fiable et sécurisé ne peut être durablement performant sans des collectivités disposant de ressources humaines qualifiées, d’infrastructures adaptées et de moyens suffisants. »
Dans cette optique, plusieurs axes prioritaires ont été réaffirmés :
- Le renforcement de la gouvernance locale et de la participation citoyenne ;
- La consolidation de la décentralisation et de la déconcentration administrative ;
- La professionnalisation des administrations communales ;
- L’amélioration de la mobilisation et de la gestion des ressources locales ;
- L’accélération de la transformation numérique des services publics locaux ;
- La garantie de l’enregistrement universel des faits d’état civil et la sécurisation des archives.
De son côté, le maire de la commune de Matoto, Moussa Diallo, a précisé la portée concrète de cette démarche pour les usagers : « Il s’agit d’expliquer aux citoyens que l’ensemble des services administratifs est désormais représenté au sein de la commune pour éviter des déplacements inutiles vers les départements ministériels. Par ailleurs, des avancées majeures ont été réalisées dans la numérisation et la sécurisation des actes d’état civil (extraits de naissance, actes de mariage, déclarations de décès). Auparavant, nos documents manquaient de fiabilité à l’international. Aujourd’hui, grâce aux réformes engagées, ils disposent d’une véritable valeur juridique. Il était essentiel de rassurer la population et d’encourager le recours direct aux services officiels, sans passer par des intermédiaires. »
S’exprimant au nom des autorités à la base, Ibrahima Sory Condé, président de conseil de quartier, a salué la clarté des échanges : « Les interventions ont permis d’expliquer en détail les prérogatives locales et de traduire ces messages en langues nationales pour une meilleure compréhension. Tous les secteurs clés — état civil, habitat, environnement, assainissement, budget ou travaux publics — sont représentés à la mairie. Le premier réflexe de tout citoyen face à un problème doit désormais être de s’adresser à sa commune. »
Ibrahima Sory Camara Pour Avenirguinee.org



