Nous en parlions dans l’un de nos précédents articles. Quelques jours après la concertation tenue avec le maire de la commune, plusieurs femmes commerçantes du marché de Gbessia se sont confiées, ce mercredi 29 juillet, à la rédaction d’avenirguinee.org. Malgré l’accord trouvé avec l’autorité communale lundi dernier, un groupe de commerçantes dénonce une flagrante injustice sur le tarif des tickets : certaines s’acquittent de 2 000 GNF tandis que d’autres sont contraintes de débourser 3 000 GNF.
Assise derrière son étal, une quadragénaire ayant sollicité l’anonymat confirme l’application du tarif réduit dans sa zone : « Depuis après l’entretien avec le maire, le tarif a baissé, nous payons à 2 000 GNF », a-t-elle témoigné.
Cependant, le soulagement est loin d’être partagé par l’ensemble des occupantes du marché. Interrogée à son tour, Madame Keïta dénonce une disparité des prix incompréhensible au sein d’un même espace commercial, qualifiant la situation de profondément injuste : « C’est vrai que la dernière fois nous étions passées voir le Maire et à l’issue de cela ils ont maintenu le tarif à 3 000 GNF. Mais il y a tout de même une injustice dans cette affaire : les vendeuses sous le hangar dans le marché et celles des deux extrémités paient 2 000 GNF. C’est à nous qu’on impose 3 000 GNF ici, et parfois ils viennent nous prendre d’autres contributions involontaires sous menace de nous enlever notre place, en disant de payer du jus pour un nouveau chef », a-t-elle dénoncé avec amertume.
En comparaison, la situation semble plus stable dans d’autres espaces marchands de la capitale. De son côté, Mariam Diallo, vendeuse de céréales au marché de Tanènè, confirme que le montant du ticket demeure inchangé dans son secteur, en dépit des inquiétudes montantes :
« Je suis là depuis un moment, c’est 2 000 GNF que nous payons depuis très longtemps. Même si nous avons entendu les rumeurs qu’ils veulent augmenter à 3 000 GNF, ce n’est pas encore fait. »
Alors que les activités économiques ont repris leur cours, cette gestion à deux vitesses, assortie de menaces de déguerpissement et de prélèvements informels dénoncés par certaines marchandes, entretient un réel climat de malaise au marché de Gbessia.
A suivre…
Sona Sylla, pour avenirguinee.org



