À l’occasion de sa rencontre trimestrielle avec les médias, ce jeudi 26 mars 2026, le Directeur Général de Rio Tinto SimFer a présenté l’état d’avancement du projet Simandou, l’un des plus importants chantiers miniers et d’infrastructures du continent africain. Focus sur les retombées économiques, sociales et environnementales attendues.
Au-delà de la création d’emplois, Rio Tinto SimFer affirme avoir d’ores et déjà investi dans la construction d’écoles, de centres de santé et d’infrastructures communautaires dans plusieurs localités concernées par le projet, notamment dans les préfectures de Beyla et de Forécariah.
L’entreprise accompagne également des programmes de renforcement des capacités destinés aux cadres de l’administration publique dans le domaine de la gestion des ressources naturelles, en partenariat avec les autorités guinéennes.
Pour Aboubacar Koulibaly, le projet Simandou dépasse largement le cadre d’une simple exploitation minière et constitue un véritable moteur de transformation économique pour la Guinée.
« (…) Lorsque nous parlons de transformation, il faut rappeler que Simandou est un projet multigénérationnel. C’est un investissement colossal de près de 20 milliards de dollars », a-t-il expliqué.
Le Directeur Général a ensuite ajouté que la concrétisation de ce mégaprojet renforce considérablement l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux et ouvre de nouvelles opportunités aux entreprises locales à travers la sous-traitance, les services et les contrats liés à la chaîne d’approvisionnement.
Les retombées attendues devraient également se traduire par une augmentation des recettes fiscales, une intensification de l’activité économique et l’arrivée de nouveaux investissements dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale.
Interrogé sur les questions environnementales et sociales, Aboubacar Koulibaly a assuré que Rio Tinto applique en Guinée les mêmes standards que dans l’ensemble des pays où le groupe est présent.
« Nous avons des principes sur la gestion environnementale, sur l’impact sur les communautés et sur la façon dont nous faisons nos activités. Ces standards sont les mêmes partout dans le monde où Rio Tinto intervient », a-t-il déclaré.
Quant au directeur pays, il a également insisté sur la nécessité de maintenir un dialogue permanent avec les communautés, les organisations de la société civile, les médias et les autorités afin de prévenir et de résoudre les éventuelles difficultés liées à la mise en œuvre du projet.
« Nous nous engageons régulièrement avec les communautés et les organisations de la société civile pour tenir compte de leurs préoccupations et trouver ensemble des solutions adaptées », a-t-il conclu.
À travers cette rencontre trimestrielle, les responsables de la société Rio Tinto SimFer ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le développement du projet Simandou conformément au calendrier annoncé, tout en mettant en avant leur contribution à la modernisation des infrastructures nationales, à la création d’emplois et au renforcement des compétences guinéennes dans un projet présenté comme l’un des plus structurants de l’histoire économique du pays.
Ibrahima Sory Camara et Sona Sylla pour avenirguinee.org
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