L’acte, d’une rare violence, s’est produit deux jours après la fête de la Tabaski. La victime, Mamadou Yaya Sow, est actuellement prise en charge par sa famille. Son épouse, quant à elle, reste introuvable. Récit d’un drame qui suscite une vive émotion au sein de la communauté.
C’est un fait inédit qui alimente désormais tous les débats au sein des familles à Conakry. Mamadou Yaya Sow, un jeune commerçant exerçant au grand marché de Madina, a été cruellement agressé à son domicile. Alors qu’il s’était assoupi, son épouse l’a aspergé d’un mélange d’eau et d’huile bouillantes avant de prendre la fuite.
Joint au téléphone par la rédaction d’avenirguinee.org ce jeudi 4 juin, Nouhou Bah, l’un des responsables de la famille de la victime, a retracé le fil de cette tragique journée avec beaucoup d’émotion.
Selon les explications de ce proche, les faits remontent à la période post-estivale, précisément quarante-huit heures après les célébrations de la Tabaski. Épuisé par sa journée de travail, le jeune commerçant était rentré se reposer.
« C’est mon jeune frère. L’acte s’est passé il y a de cela deux jours après la fête de Tabaski. Vous savez, le jeune travaille dur. Ce jour-là, il est rentré fatigué à la maison pendant la journée et s’est couché. Sa femme s’est alors levée, a fait chauffer de l’eau qu’elle a mélangée à de l’huile chaude. Pendant que son mari dormait, elle s’est habillée, est venue déverser le liquide brûlant sur lui, puis a pris la fuite », relate Nouhou Bah.
La violence de l’attaque a laissé le jeune homme dans un état critique, livré à lui-même dans les instants qui ont suivi le drame. Face à l’urgence de la situation et à l’absence de secours immédiats sur place, sa famille a dû intervenir rapidement pour le mettre à l’abri et lui prodiguer des soins.
« Dès après l’acte, elle s’est enfuie. Cela fait maintenant cinq jours qu’on ne la retrouve pas. Puisque le mari avait été abandonné là-bas, nous avons payé son transport pour qu’il vienne auprès de sa maman », ajoute notre interlocuteur.
Au-delà de la gravité des blessures, c’est l’incompréhension la plus totale qui domine au sein de l’entourage du couple. Selon les affirmations de la famille, rien ne laissait présager un tel dénouement, écartant ainsi la thèse d’un mariage forcé ou de violences conjugales antérieures connues.
« Je précise qu’ils n’ont pas été obligés de s’unir (mariage consenti) et nous n’avons jamais appris qu’il y avait des disputes entre eux avant qu’elle ne commette cet acte », conclut Nouhou Bah.
À l’heure actuelle, le jeune commerçant continue de recevoir des soins, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver l’épouse en fuite.
A suivre…
À suivre…
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



