À moins d’une semaine de la fête de Tabaski, les marchés à bétail de la commune urbaine de Labé commencent progressivement à s’animer. Comme chaque année, de nombreux citoyens se mobilisent pour acheter un mouton en prélude à cette importante fête musulmane. Cependant, cette édition 2026 est marquée par une augmentation notable du prix des animaux, une situation qui inquiète aussi bien les vendeurs que les acheteurs.Dans les différents marchés visités par notre rédaction, les vendeurs reconnaissent que les prix connaissent une hausse par rapport aux années précédentes. Malgré une affluence encore timide, les activités reprennent peu à peu.
Interrogé sur place, Mamadou Diouldé Bah, vendeur de bétail depuis plus de trente ans, explique que les tarifs varient selon la qualité et la taille des animaux proposés.
<< Le prix du bétail dépend des moyens et du choix du client. Les moutons se vendent entre un million cinq cent mille et deux millions cinq cent mille francs guinéens, parfois même plus. Cela fait trente ans que nous exerçons cette activité. Petit à petit, les clients commencent à venir à l’approche de la fête >>, explique-t-il.
Du côté des acheteurs, les préoccupations restent nombreuses. Venue de Koubia pour acheter un mouton destiné à son père, Mariame Barry affirme avoir constaté une importante différence de prix cette année. Habituée à effectuer cet achat au Mali, elle indique que cette fois-ci elle a finalement choisi le marché de Labé.
<< Je suis venue acheter un mouton pour mon père. D’habitude, nous achetons au Mali, mais cette année nous n’avons pas pu en trouver là-bas. Ici, les prix sont vraiment élevés. On nous avait proposé un mouton à cinq millions de francs guinéens, mais après négociation nous l’avons obtenu à quatre millions. L’année dernière, avec ce montant, on pouvait avoir un mouton beaucoup plus grand », témoigne-t-elle.
Même constat chez certains commerçants rencontrés sur le marché. Mamadou Cellou Baldé soutient que les prix du bétail ont fortement augmenté cette année comparativement à l’édition précédente de la Tabaski.
« Les prix varient selon la qualité des animaux. Certains moutons sont chers, d’autres un peu plus abordables. Mais dans l’ensemble, cette année les prix sont plus élevés que l’année dernière >>, affirme-t-il.
À l’approche de la Tabaski, la flambée des prix des moutons constitue ainsi une véritable préoccupation pour plusieurs familles de Labé. Entre pouvoir d’achat limité et forte demande liée à la fête, de nombreux citoyens craignent de ne pas pouvoir se procurer un mouton cette année.
Labé, Sadou Bela Barry pour avenirguinee.org



