Quelques jours seulement après le double assassinat de cambistes, une nouvelle découverte macabre vient de plonger la commune urbaine de Kagbelen dans la stupeur. Le corps d’Oumar Sidibé, un ingénieur résidant à Kipé, a été retrouvé ce jeudi 9 avril 2026 à l’arrière de son véhicule au quartier Kountia-Nord.
L’insécurité franchit un nouveau palier. Porté disparu depuis le mardi dernier, c’est finalement dans sa propre voiture, une Toyota Prado garée devant une cour, que la dépouille d’Oumar Sidibé (âgé entre 40 et 50 ans) a été localisée. Le corps, présentant des traces de sang visibles, était déjà en état de décomposition avancée.
Interrogé par notre rédaction, le chef de quartier de Kountia-Nord, Aboubacar Conté, a relaté les circonstances de cette découverte qui a nécessité l’intervention des forces de l’ordre.
« J’ai été saisi hier vers 20 heures par un citoyen. Des jeunes l’avaient informé qu’un véhicule aux vitres fumées stationnait devant une cour depuis deux jours. À l’intérieur, une silhouette immobile était visible. J’ai immédiatement alerté le chef de secteur et la gendarmerie du T10. Sous l’autorisation du procureur, nous avons procédé à l’ouverture de la voiture et constaté la présence d’un homme imposant, déjà en phase de décomposition », explique-t-il.
Alertée par les images circulant sur les réseaux sociaux, la famille du défunt s’est rendue sur les lieux ce jeudi matin. Sous le choc, ses proches confirment qu’Oumar Sidibé, ingénieur de profession, était un homme sans histoires qui ne s’absentait jamais de son domicile à Kipé.
Selon le chef de quartier, l’hypothèse d’une mort naturelle semble écartée au regard des premiers constats : « Ses habits étaient maculés de sang. Tout porte à croire qu’il ne s’agit pas d’une mort naturelle. Il résidait à Kipé et n’avait aucune connaissance dans cette zone de Kountia. On a l’impression qu’il a été tué ailleurs et que son corps a été abandonné ici dans son propre véhicule. »
Face à la gravité des faits, la famille a exigé la réalisation d’une autopsie avant l’inhumation pour déterminer les causes exactes du décès et permettre l’ouverture d’une enquête judiciaire. Le corps a été transporté à bord de son propre véhicule vers l’hôpital national Donka sous escorte.
Ce nouveau drame vient exacerber le sentiment d’insécurité qui gagne les citoyens de la capitale. Entre les braquages meurtriers de la semaine dernière et cette découverte suspecte, les autorités sont plus que jamais interpellées sur la nécessité de renforcer la protection des personnes et de leurs biens.
Ibrahima Sory Camara pour Avenirguinee.org
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