L’affluence dans les stations à provoquer la hausse du prix du carburant sur le marché noir. Le litre d’essence se négocie désormais entre 20 000 et 25 000 francs guinéens dans par endroit. Une situation qui suscite inquiétude et colère au sein de la population, confrontée à une flambée des prix dans les marchés et la cherté de la vie.
Depuis plusieurs jours, les automobilistes et conducteurs de motos-taxis multiplient les allers-retours dans l’espoir de trouver du carburant. Devant certaines stations, de longues files d’attente se forment dès l’aube, mais les stocks disponibles s’épuisent rapidement parfois vite selon les pompistes. Face à cette pénurie, de nombreux citoyens se tournent vers le marché noir, où les prix atteignent des sommets.
Cette hausse impacte directement le coût du transport urbain et interurbain. Plusieurs chauffeurs affirment ne plus pouvoir maintenir les anciens tarifs.

« C’est très difficile de se procurer de l’essence. Nous achetons actuellement le litre entre 20 000 et 25 000 FG au marché noir. Même pour en trouver à ce prix, ce n’est pas facile. Certains vendent à 20 000 FG, d’autres à 25 000 FG. J’étais à la station depuis hier, de 8 heures à 19 heures, sans réussir à obtenir ne serait-ce qu’un litre. J’y ai passé toute la journée », déclare Alseny Diallo, conducteur de taxi-moto.

Selon Alhassane Camara, chef de ligne à Yéolé, cette crise menace non seulement les revenus quotidiens des conducteurs, mais aussi la stabilité du transport urbain dans la ville.
« Nous traversons une période très difficile. Lorsque nous nous rendons à la station, nous ne sommes pas servis. On préfère approvisionner les revendeurs du marché noir. Pourtant, c’est le même prix à la base. Ensuite, ces mêmes personnes nous revendent le carburant à un tarif plus élevé. Je me demande s’ils paient plus que nous. Acheter le litre à 25 000 FG n’est pas soutenable, et cela entraînera forcément une augmentation du prix du transport », explique-t-il.

Pour sa part, Ibrahima Sory Camara, du syndicat des taxi-motos de la ligne Tafory, estime que cette situation pourrait être liée à la crise politique opposant Israël et Iran.
« La situation est très compliquée ces derniers jours. Nous rencontrons d’énormes difficultés, tout comme les passagers. Nous cherchons de l’essence à un prix exorbitant. À mon avis, cette crise est liée aux tensions politiques entre Israël et l’Iran », affirme-t-il.

En attendant une solution durable, les taxi-motos de Kindia appellent les autorités à réagir rapidement afin de stabiliser la situation et de soulager les citoyens. Car au-delà de la pénurie de carburant, c’est toute l’activité économique locale qui se retrouve aujourd’hui paralysée.
Depuis Kindia, Naby Moussa Sylla, Pour Avenirguinee.or
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