Les responsables de l’Union Sacrée des Forces Vives de Guinée (US-FVG) ont animé ce jeudi une conférence de presse autour du thème : « Problématique de la transition à sens unique sans chronogramme, une Primature sans dialogue, le MATD en déphasage avec la classe politique ».
Face aux journalistes réunis à Conakry, les membres de cette structure ont exprimé leur inquiétude face à la conduite actuelle de la transition, qu’ils estiment exclure les acteurs politiques. Selon eux, cette orientation va à l’encontre de l’esprit affiché au début du processus de transition par le Comité National du Rassemblement pour le Développement
Le coordinateur national de l’Union Sacrée, Dr Ibrahima Sory Diallo, a pris la parole pour dénoncer l’absence de dialogue inclusif dans la gestion de la transition.
« Le premier problème, c’est une transition menée à sens unique et sans chronogramme. Depuis le dernier gouvernement dirigé par M. Gomou, il n’y a eu aucune concertation réelle avec les acteurs sociopolitiques. Aujourd’hui, nous constatons que cette transition est uniquement pilotée par le gouvernement, sans les forces politiques. C’est pourquoi nous posons la question : pourquoi la Primature, sous sa forme actuelle, refuse-t-elle d’associer les partis politiques ? »
Le coordinateur a également rappelé que dans son adresse à la nation le 30 décembre 2024, le président avait annoncé que l’année 2025 serait électorale. Mais jusqu’à présent, seule la date du référendum a été communiquée. Aucun calendrier précis n’a été établi pour les autres scrutins, ce qui fait craindre une transition à durée indéterminée.
« En 2024, nous savions que la transition devait se terminer le 30 décembre. Depuis cette date, nous avons perdu le fil conducteur », a-t-il dénoncé.
Dr Diallo a ensuite insisté sur la nécessité d’ouvrir un véritable cadre de concertation entre la Primature et les acteurs politiques, estimant que c’est une condition essentielle au retour à l’ordre constitutionnel :
« Il ne faut pas ignorer les politiques. La Primature doit comprendre que la première des choses, c’est d’appeler à la concertation. Une transition se construit avec tous les acteurs : l’organe de transition, les forces sociales et politiques. »
Selon lui, la succession de gouvernements formés par cooptation, sans résultats probants, devrait amener les autorités à envisager un gouvernement de consensus, capable d’instaurer un climat de confiance et de sortir le pays de l’impasse actuelle.
Ibrahima Sory Camara Pour avenirguinee.org
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